Le football congolais encaisse un nouveau coup dur.
La Confédération africaine de football (CAF) a officiellement retiré l’homologation du Stade des Martyrs de la Pentecôte, privant ainsi Kinshasa de toute possibilité d’accueillir des rencontres officielles des compétitions africaines.
Cette décision pénalise lourdement les clubs de la République démocratique du Congo engagés sur la scène continentale.
Désormais, seule l’enceinte du TP Mazembe, à Lubumbashi, répond aux normes exigées par l’instance faîtière du football africain. Une contrainte logistique majeure pour les équipes basées loin du Haut-Katanga, tant sur le plan financier que sportif.
Parmi les clubs directement affectés figure l’AS Maniema Union.
Basée à Kindu, la formation devra délocaliser ses matchs dits « à domicile » en compétitions africaines.
La piste de Lubumbashi est évoquée, mais aucune communication officielle n’a encore été faite par la direction du club, plongeant supporters et joueurs dans l’incertitude.
Selon les conclusions de la CAF, le Stade des Martyrs ne pourra prétendre à une nouvelle homologation qu’après des travaux de réhabilitation d’envergure.
Les manquements concernent notamment la sécurité, l’état de la pelouse, les infrastructures, ainsi que les installations techniques et annexes, indispensables à l’organisation des matchs internationaux.
Cette situation interpelle directement les autorités congolaises.
Symbole historique du football national, le Stade des Martyrs voit aujourd’hui son image et son prestige sérieusement écornés, au détriment des clubs, des athlètes et du public sportif.
Au-delà de l’impact immédiat, cette décision de la CAF met une fois de plus en lumière les faiblesses structurelles persistantes du football congolais.
Sans une modernisation réelle, planifiée et durable des infrastructures sportives, la RDC risque de continuer à perdre du terrain sur la scène africaine.
✍🏼 Par Joël T.



