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Kasaï- liberté de la presse piétinée : le ministre de l’Éducation s’érige en fossoyeur de la vérité en s’attaquant au journaliste Saddam Kapanda

À Tshikapa, la liberté de la presse est désormais confrontée à un pouvoir provincial qui a fait le choix de l’intimidation plutôt que de la responsabilité.

Le ministre provincial de l’Éducation n’a pas seulement failli dans la gestion du secteur, il s’est disqualifié politiquement en s’attaquant à un journaliste au lieu de répondre aux faits qui l’accablent.

Face aux révélations sur les dysfonctionnements liés à la banque payeuse FINCA, aucune explication sérieuse, aucun audit annoncé, aucune parole publique responsable.
À la place, il choisi la menace.

Ce silence sur le fond et cette brutalité sur la forme traduisent une seule réalité, l’absence de réponses et l’échec de la gouvernance.

Il faut le dire sans détour, menacer un journaliste, c’est reconnaître qu’on n’a rien à opposer à la vérité, c’est admettre son incapacité à assumer la transparence qu’exige une fonction publique et c’est refuser le débat démocratique et préférer la peur à la redevabilité.

C’est un acte politique grave, une tentative délibérée de faire taire la presse pour protéger une gestion contestée du secteur éducatif.

Le message est clair et dangereux : informer devient un risque.

C’est ainsi que naissent les régimes qui étouffent la critique et méprisent l’État de droit.

Pendant que les enseignants attendent leur salaire, pendant que les familles s’inquiètent pour l’avenir de leurs enfants, le ministre détourne l’attention en s’en prenant à celui qui révèle les dysfonctionnements.

Ce qui n’est pas du leadership, c’est une fuite en avant.

Il faut noter que ce ministre ne défend ni l’éducation ni l’intérêt général, il défend son opacité.

Et en s’attaquant à la presse, il s’attaque à un pilier constitutionnel de la République.

L’histoire est constante que les responsables publics qui menacent les journalistes finissent toujours politiquement isolés, rattrapés par les faits qu’ils ont voulu étouffer.

Le Kasaï mérite des dirigeants responsables, pas des intimidateurs.
La République mérite des comptes, pas des menaces.

Il faut signaler que la corporation journalistique tient à mettre en garde de manière claire et solennelle que
si le moindre malheur, physique, moral ou professionnel, venait à frapper le journaliste Sadam Kapanda ou tout autre journaliste pour des faits liés à l’exercice de leur métier, la responsabilité incombera entièrement à ceux qui ont opté pour la menace plutôt que pour le dialogue et la transparence.

✍🏽 Bobo Bolia Trésor

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