Le climat politique en République démocratique du Congo se durcit davantage.
Aubin Minaku Ndjalandjoko, figure de proue du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD) et ancien président de l’Assemblée nationale, a été interpellé à Kinshasa dans la nuit de samedi à dimanche par les services de sécurité.
Selon plusieurs sources concordantes, des agents se sont présentés à son domicile peu après minuit.
La résidence aurait été encerclée avant que l’ancien patron de la Chambre basse ne soit emmené vers une destination non divulguée.
Jusqu’à présent, aucune autorité officielle n’a communiqué sur les motifs de cette arrestation.
Cette interpellation s’inscrit dans une série de procédures visant des personnalités proches de l’ancien président Joseph Kabila, chef moral du PPRD.
Elle intervient dans un contexte national tendu, marqué par l’aggravation de l’insécurité dans l’Est du pays et une crispation croissante de la scène politique.
L’arrestation d’Aubin Minaku fait suite à celle d’Emmanuel Ramazani Shadary, secrétaire permanent du PPRD, et survient peu après la condamnation par contumace de Joseph Kabila par la justice militaire, dans un dossier lié à des soupçons de soutien à la rébellion du M23-AFC.
En l’absence d’une communication officielle, les chefs d’accusation et les suites judiciaires demeurent inconnus.
Cette affaire ravive toutefois les inquiétudes quant à l’évolution du climat politique et à l’état des libertés politiques en République démocratique du Congo.
✍🏽 Par Joël T.



