L’opposant congolais Seth Kikuni a quitté la République démocratique du Congo après avoir été confronté à de nouvelles menaces de poursuites judiciaires, a annoncé dimanche le Cadre de concertation des forces politiques et sociales (CCFPS) dans un communiqué.
Selon cette plateforme, Seth Kikuni avait été arrêté en septembre 2024 par l’Agence nationale de renseignements (ANR) et détenu au secret durant vingt-huit jours, avant d’être présenté à la justice.
À l’issue d’un procès qualifié de politique par ses soutiens, il avait été condamné à douze mois de prison ferme.
La pression judiciaire se serait accentuée le 17 octobre 2025, à son retour d’une réunion politique à Nairobi, lorsqu’il a été interpellé à l’aéroport international de N’Djili.
Son passeport avait alors été confisqué par la Direction générale de migration (DGM), l’empêchant de quitter le territoire national.
Malgré de multiples démarches, le document ne lui aurait jamais été restitué.
Le CCFPS affirme que la situation s’est gravement détériorée après l’envoi, le 15 décembre 2025, d’une correspondance du procureur général près la Haute Cour militaire à son homologue de la Cour de cassation, ouvrant la voie à une nouvelle procédure judiciaire.
Redoutant une arrestation imminente, Seth Kikuni aurait quitté le pays dans le cadre d’une opération discrète.
D’après ses proches, l’opposant se trouve désormais en sécurité à l’étranger et devrait s’exprimer prochainement pour livrer sa version des faits.
Cette affaire s’inscrit dans un climat de tensions persistantes entre le pouvoir et une frange de l’opposition, sur fond de vives préoccupations concernant le respect des libertés publiques en RDC.
✍🏽 Par Joël T.



