La capitale congolaise accueille, depuis ce dimanche 1er février 2026, la ministre française déléguée chargée de la Francophonie, des Partenariats internationaux et des Français établis hors de France, Éléonore Caroit.
Elle entame ainsi une mission officielle de trois jours en République démocratique du Congo, qui s’achèvera le 3 février.Ce déplacement s’inscrit dans la dynamique de consolidation des relations entre la RDC et la France.
Il traduit la volonté de Paris de poursuivre et d’approfondir sa coopération avec Kinshasa dans plusieurs domaines prioritaires, notamment l’action politique, le développement économique, la promotion culturelle et la préservation de l’environnement, dans un contexte régional marqué par des défis sécuritaires persistants.
Au cours de son séjour, la responsable française doit s’entretenir avec des dirigeants congolais de premier plan.
Des accords de coopération ainsi que divers mécanismes de partenariat devraient être officialisés, illustrant l’étendue et la diversité des liens unissant les deux pays.
Côté français, ces échanges s’inscrivent dans une approche fondée sur la continuité du dialogue et la recherche d’intérêts communs.
Cette visite intervient alors que la RDC a récemment exprimé son ambition de briguer la direction de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF).
Les autorités congolaises entendent ainsi accroître leur influence au sein de cette institution et affirmer un rôle moteur dans l’espace francophone.
La décision de Kinshasa ouvre la voie à une compétition diplomatique, notamment avec le Rwanda, qui soutient une nouvelle candidature de l’actuelle secrétaire générale de l’OIF.
Le nom du candidat congolais devrait être rendu public dans les prochains mois, avant la clôture officielle du dépôt des candidatures.
Dans ce contexte, le Sommet de la Francophonie, prévu en novembre 2026 au Cambodge, pourrait devenir un terrain d’expression de rivalités politiques régionales.
Si les tensions entre la RDC et le Rwanda se concentrent depuis plusieurs années sur le plan sécuritaire, elles pourraient désormais s’étendre au champ diplomatique.
Cette échéance se profile dans un climat de relations toujours tendues entre Kinshasa et Kigali. Les autorités congolaises dénoncent le soutien présumé du Rwanda aux groupes armés opérant à l’est du pays, tandis que Kigali accuse la RDC d’entretenir des liens avec des forces hostiles à sa sécurité.
Malgré plusieurs initiatives de médiation internationales, les divergences entre les deux États demeurent profondes.
✍🏽Par Joël T.



