Les initiatives diplomatiques en faveur du retour de la paix dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC) se poursuivent.
Réunis lundi à Luanda, les présidents angolais João Manuel Gonçalves Lourenço, congolais Félix Antoine Tshisekedi, togolais Faure Gnassingbé, ainsi que l’ancien président nigérian Olusegun Obasanjo, ont appelé les parties en conflit à décréter un cessez-le-feu, selon un communiqué conjoint consulté par la rédaction de planetemedia.net.
Ce sommet s’est tenu sous l’égide de l’Union africaine (UA), dans un contexte sécuritaire toujours fragile dans l’Est congolais, en proie depuis plusieurs années à des violences armées et à l’activisme de groupes rebelles.
João Lourenço, également président en exercice de l’UA, a accueilli ses pairs et facilitateurs afin de relancer les efforts de paix dans la région.Dans leur déclaration finale, les dirigeants exhortent les belligérants à s’accorder rapidement sur une date et une heure précises pour l’entrée en vigueur du cessez-le-feu.
Ils les invitent en outre à accélérer la mise en œuvre des mécanismes de vérification arrêtés lors des discussions de Doha, le 14 octobre 2025, considérées comme un cadre essentiel pour la désescalade des tensions.Le sommet de Luanda a par ailleurs débouché sur une décision importante : l’Angola a reçu le mandat d’engager des consultations avec les parties congolaises concernées en vue de préparer un dialogue inter-congolais inclusif.
Cette démarche vise à promouvoir une solution politique durable en impliquant les acteurs nationaux dans le processus de paix.Les participants ont également rappelé les engagements pris dans le cadre du Washington Agreement du 4 décembre 2025, ainsi que les résolutions 2773 et 2808 du Conseil de sécurité des Nations unies, adoptées la même année.
Ces textes portent notamment sur le retrait des troupes rwandaises du territoire congolais et sur la neutralisation des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), considérées comme une source majeure d’instabilité dans la région.
La présence d’Olusegun Obasanjo, représentant les cinq anciens chefs d’État facilitateurs du processus de paix en RDC, témoigne de la volonté de la communauté africaine de maintenir une médiation active et coordonnée.
Alors que les populations de l’Est de la RDC continuent de payer un lourd tribut humanitaire à ce conflit, les appels lancés à Luanda suscitent un nouvel espoir de relance du processus de paix. Il reste toutefois à voir si les acteurs sur le terrain répondront favorablement à cet appel au cessez-le-feu et au dialogue.
✍🏽 Par Joël T.



