La République démocratique du Congo enregistre un redressement spectaculaire dans la gestion de son secteur pétrolier.
Sous la présidence du Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, les travaux de certification des Pertes et Manques à Gagner (PMAG) ont abouti à un gain net de 22.311.802,43 USD en faveur de l’État pour la Zone Ouest au quatrième trimestre 2025.
Ce résultat marque un tournant majeur. Au troisième trimestre 2025, les PMAG affichaient encore un déficit de 34 millions USD, historiquement défavorable au Trésor public.
En l’espace de quelques mois, la tendance s’est inversée, traduisant l’impact concret des réformes engagées pour assainir et rationaliser la gestion du secteur pétrolier.
Les travaux de certification ont été conduits par le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP), en présence du Secrétaire général à l’Économie nationale, Abolia Taba Mopolo.
Y ont également pris part les principales sociétés pétrolières, les associations professionnelles, ainsi que des représentants de la Présidence, de la Primature, de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), de la Direction générale des douanes et accises (DGDA), de la Banque centrale du Congo (BCC) et des ministères des Hydrocarbures, des Finances et du Portefeuille.
Selon Daniel Mukoko Samba, cette performance est le fruit d’une meilleure transparence dans la fixation des paramètres économiques, d’une fiabilisation des données et d’un encadrement plus rigoureux du mécanisme des prix.
Il a souligné que le secteur pétrolier évolue désormais vers un mode de gestion plus autonome, soutenu par le système bancaire et sans recours au financement du Trésor public.
Les gains enregistrés s’expliquent notamment par l’évolution favorable du prix moyen frontière commercial, les volumes certifiés par le ministère des Hydrocarbures ainsi que le taux de change officiel publié par la Banque centrale du Congo.
Ces paramètres, désormais mieux maîtrisés, ont permis de corriger les déséquilibres précédemment observés.
Au-delà du résultat financier immédiat, cette certification consolide un cadre de gouvernance plus crédible et structuré pour le secteur pétrolier congolais.
Le Vice-Premier ministre a également annoncé son intention d’examiner les difficultés auxquelles font face les opérateurs nationaux, estimant que la stabilité du secteur doit aussi se traduire par une amélioration de leurs conditions d’activité.
Cette dynamique s’inscrit dans la vision du Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi, qui prône un environnement économique assaini, mieux régulé et favorable à la croissance.
Pour le gouvernement, le cap est désormais clair : rapprocher progressivement les prix de la vérité économique tout en préservant le pouvoir d’achat des consommateurs.
✍🏽 Par Sephora M.



