Le gouverneur du Kasaï, Crispin Mukendi Bukasa, et dix chefs coutumiers sont attendus à Kinshasa du 02 au 05 mars 2026 pour prendre part au Forum national des affaires coutumières, convoqué par le vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, Jacquemain Shabani.
Cependant, la désignation des chefs coutumiers appelés à représenter la province alimente une vive polémique au Kasaï.
Certaines voix accusent le chef de l’exécutif provincial d’avoir opéré un choix partial, évoquant des considérations d’ordre familial dans la composition de la délégation.

Des accusations catégoriquement rejetées par le gouverneur Mukendi.
Ce dernier affirme n’avoir joué aucun rôle dans la sélection, précisant que le processus a été conduit au niveau national.
« Ce document ne porte pas ma signature. Pourquoi tant de mauvaise foi ? La sélection a été faite à Kinshasa. Laissez-nous en dehors de cela », a-t-il déclaré, dénonçant ce qu’il considère comme une campagne de désinformation.

Malgré cette mise au point, des rumeurs persistantes évoquent la présence, au sein de la délégation, de personnes dont la qualité de chefs de groupement serait contestée.
Les noms de Patrick Isako, présenté comme agent de la DGRKAS, et de Josep Ndambuyi sont notamment cités par certains détracteurs, qui remettent en cause leur légitimité coutumière.
Cette controverse relance le débat sur le respect des directives émises par le VPM de l’Intérieur et sur la crédibilité de la représentation provinciale à ce rendez-vous national stratégique. Pour l’entourage du gouverneur, il s’agirait toutefois d’« agitations infondées » visant à ternir son image à la veille d’un forum d’envergure nationale.
En attendant l’ouverture des travaux à Kinshasa, le climat reste tendu au Kasaï, où la question de la représentativité coutumière demeure un sujet hautement sensible.
✍🏽 Par Sadam Kapanda Wa Kapanda



