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Nord-Kivu : éboulement fatal dans une mine de Rubaya, les exploitations illégales dans le viseur de Kinshasa

Le gouvernement de la République démocratique du Congo a exprimé sa profonde consternation après un nouvel éboulement survenu dans une zone minière de Rubaya, dans le territoire de Masisi, au Nord-Kivu. Le drame s’est produit dans la matinée du samedi 7 mars 2026 sur le site de Gakombe, également appelé Gatambi Kalambairo.

Selon un communiqué officiel publié dimanche 8 mars, un glissement de terrain a enseveli plusieurs galeries exploitées de manière clandestine dans le périmètre du permis d’exploitation PE-16159 appartenant à la société minière SAKIMA.

Les premières informations évoquent un bilan humain particulièrement lourd, comprenant plusieurs morts, dont des enfants et des nourrissons, ainsi que de nombreux blessés. Des habitations situées dans le village voisin de Kalambairo auraient également subi d’importants dégâts matériels.

Les autorités attribuent cette catastrophe à de fortes précipitations survenues dans un contexte d’exploitation minière anarchique et de creusage intensif non contrôlé.

Le gouvernement souligne également le choc et la détresse qui frappent les communautés locales touchées par cette tragédie.

Toutefois, l’insécurité persistante dans cette partie du territoire de Masisi complique l’accès au site et empêche, pour l’instant, l’établissement d’un bilan exact et indépendant des victimes.

Face à ce drame, les autorités congolaises ont présenté leurs condoléances aux familles endeuillées et exprimé leur solidarité envers les populations de Rubaya et de l’ensemble du territoire de Masisi.

Elles ont également assuré les blessés et les survivants du soutien de la nation.
Cette nouvelle catastrophe intervient après deux autres éboulements enregistrés les 28 janvier et 3 mars 2026 dans les mêmes zones minières.

En un peu plus d’un mois, ces accidents auraient fait plusieurs centaines de morts, principalement parmi des creuseurs artisanaux opérant dans des conditions jugées extrêmement précaires et dangereuses.

Pour le gouvernement, la répétition de ces drames met en évidence les risques majeurs auxquels sont exposées les populations civiles, notamment les travailleurs artisanaux et même des enfants impliqués dans des activités minières dans des galeries instables.

Les autorités rappellent par ailleurs que le périmètre minier de Rubaya est classé « zone rouge », ce qui signifie que toute activité d’extraction, de transformation ou de commercialisation des minerais y est officiellement interdite.

Les opérations de creusage qui s’y poursuivent constituent, selon Kinshasa, une violation des lois congolaises et des normes élémentaires de sécurité.

Dans ce contexte, le gouvernement affirme que ces exploitations illégales s’inscrivent dans un réseau plus large de trafic des ressources naturelles, alimentant une économie de guerre dans cette région en proie aux conflits armés.

Kinshasa assure vouloir poursuivre ses efforts pour restaurer l’intégrité territoriale du pays et mettre fin aux circuits clandestins d’exploitation et de commerce des minerais.

Les autorités annoncent également leur intention de saisir les juridictions compétentes afin que les responsables impliqués, directement ou indirectement, répondent de leurs actes.

Enfin, le gouvernement appelle la communauté internationale à prendre la pleine mesure de cette tragédie et à renforcer son engagement face aux conséquences humaines et sécuritaires liées à l’exploitation illégale des ressources naturelles dans les zones affectées par les conflits.

✍🏽 Par Joël T.

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