Ce jeudi 12 mars, 24 heures après une frappe de drone meurtrière à Goma, les populations de la ville de Goma et du territoire de Nyiragongo ont massivement investi les rues, répondant à l’appel des structures civiles, leaders communautaires, organisations de défense des droits humains et confessions religieuses.

Cette mobilisation vise à dénoncer les bombardements sur les zones contrôlées par les rebelles du Mouvement du 23 mars (M23), et à appeler au respect strict du droit international humanitaire, suite à la mort de Madame Karine, une humanitaire travaillant pour l’UNICEF.

La marche, partie de différents points chauds de la ville, a convergé vers le Stade de l’Unité, où les participants ont exprimé leur indignation face aux bombardements qui coûtent la vie à des civils innocents, premières victimes du conflit dans la région.

À Goma comme en territoire de Nyiragongo, les activités socio-économiques ont été momentanément suspendues, avant de reprendre normalement en mi-journée.
Rappelons que depuis janvier 2025, la ville de Goma demeure sous la menace des rebelles de l’Alliance Fleuve Congo (AFC)/M23, rendant la situation sécuritaire fragile et préoccupante pour les habitants.
✍🏽 Par Emery Tayivisa depuis Goma



