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RDC : le gouvernement sommé d’accélérer l’evaluation des coûts des Missions diplomatiques

Le président de la République, Félix Tshisekedi, a appelé à une accélération du processus d’évaluation des dépenses liées aux missions diplomatiques de la République démocratique du Congo ainsi qu’au personnel déployé à l’étranger.

Cette instruction a été donnée lors de la 83ᵉ réunion du Conseil des ministres, tenue à Kinshasa.

Le chef de l’État a insisté sur la nécessité de mettre en place un dispositif fiable et durable, permettant d’assurer une gestion régulière et transparente des charges liées au fonctionnement des ambassades.

Il a rappelé que ces représentations jouent un rôle clé dans la défense des intérêts nationaux, la promotion de l’image du pays à l’international et le renforcement de la coopération avec les partenaires étrangers.

Dans cette optique, plusieurs membres du gouvernement ont été instruits d’accélérer une évaluation globale des coûts, couvrant notamment les salaires, les loyers, les dépenses de fonctionnement ainsi que les engagements financiers envers les prestataires.

L’objectif est d’aboutir à une vision claire et complète des besoins réels des missions diplomatiques.

Sur la base de cette analyse, l’exécutif devra proposer un mécanisme de financement structuré, incluant notamment l’implication des banques commerciales pour garantir le paiement direct et régulier des différentes charges, y compris les rémunérations du personnel et les frais logistiques des représentations à l’étranger.

Le président congolais a également souligné l’importance d’assurer la transparence des flux financiers et la prévisibilité des paiements, tout en respectant les règles de gestion des finances publiques.

Selon lui, une telle réforme est essentielle pour redorer l’image des représentations diplomatiques du pays.

Malgré des tentatives de réforme, la question des arriérés reste préoccupante.

De nombreux diplomates continuent de faire face à des retards de paiement, parfois sur plusieurs mois, affectant le bon fonctionnement des missions à l’étranger.

Des initiatives passées, notamment la bancarisation des paiements recommandée lors de la conférence diplomatique de 2022, n’ont pas permis de résoudre durablement ces difficultés.

Après une période d’apurement des dettes, les retards semblent réapparaître, traduisant un manque de suivi régulier.

Dans un contexte marqué par une présence accrue de la RDC sur la scène internationale et des enjeux sécuritaires importants dans la région, plusieurs observateurs estiment qu’une meilleure prise en charge des diplomates constitue un levier stratégique pour renforcer l’influence du pays à l’extérieur.

✍🏽 Par Joël T.

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