Le gouverneur du Sud-Kivu, Jean-Jacques Purusi Sadiki, a appelé la communauté internationale à imposer des sanctions contre le Rwanda et les rebelles du M23, accusés de graves exactions dans l’est de la République démocratique du Congo.
S’exprimant jeudi 2 avril 2026 à Kinshasa, lors d’un briefing conjoint avec le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya Katembwe, le gouverneur a dénoncé la découverte de plusieurs fosses communes dans la ville d’Uvira, après le retrait des forces soutenues par Kigali dans le cadre des Accords de Washington.
Selon lui, l’ONG Human Rights Watch a recensé plus de 60 fosses communes, tandis que les autorités locales en ont identifié une trentaine dans certaines municipalités. Plus de 200 corps auraient déjà été retrouvés sur plusieurs sites, notamment à Kamvivira, Kilomoni et Kimanga.
Le chef de l’exécutif provincial, qui administre actuellement le Sud-Kivu depuis Uvira en raison de l’occupation de Bukavu par les rebelles, a évoqué des « crimes de masse » et plaidé pour une mobilisation internationale comparable à celle observée dans d’autres crises de la région.
Il a également dressé un bilan humanitaire alarmant, faisant état d’environ 1,2 million de déplacés internes et de plus de 800 000 réfugiés, principalement accueillis au Burundi.
Par ailleurs, Jean-Jacques Purusi Sadiki a accusé le M23-AFC de mener des opérations visant à déplacer des populations Banyamulenge afin de soutenir, selon lui, un narratif de persécution.
Malgré ce contexte sécuritaire particulièrement tendu, le gouverneur a salué l’appui des autorités nationales, estimant qu’il contribue au maintien du fonctionnement des institutions provinciales.
✍🏽 Par Joël T.



