La situation sanitaire liée au choléra connaît une amélioration notable en République démocratique du Congo, notamment à la prison centrale de Makala à Kinshasa, où aucun nouveau cas suspect ni hospitalisation n’a été enregistré depuis plusieurs jours.
Selon le gouvernement, cette stabilisation est le résultat des efforts de riposte coordonnés.
Lors du Conseil des ministres du 4 avril 2026, le ministre de la Santé publique, Samuel Roger Kamba, a annoncé la fin des opérations liées à la riposte contre l’épidémie de Mpox.
Les autorités concentrent désormais leurs actions sur la surveillance et la maîtrise du choléra, dont l’évolution reste sous observation.
Sur le plan épidémiologique, une légère hausse des cas suspects a été enregistrée au cours de la douzième semaine, passant de 1 109 à 1 158 cas. Cinq décès ont été rapportés, tandis que le taux de létalité recule à 0,5 %, contre 0,9 % précédemment.
La province du Sud-Kivu demeure la plus touchée, avec près de 200 nouveaux cas et un décès signalé.
À l’échelle nationale, la tendance hebdomadaire reste toutefois supérieure à 1 000 cas.
Si Makala semble désormais stabilisée, la situation reste préoccupante à la prison de Mbanza-Ngungu, dans le Kongo Central.
Au 1er avril, 148 cas suspects y ont été recensés, dont 14 décès. Deux pavillons sont toujours affectés, et les équipes sanitaires poursuivent les opérations de riposte pour contenir la propagation.
Face à cette crise, le ministre de la Justice, Guillaume Ngefa, avait déjà ordonné en février la suspension temporaire des nouvelles admissions dans les prisons de Makala et de Mbanza-Ngungu, une mesure préventive visant à limiter la propagation du choléra en milieu carcéral.
Les autorités assurent que ces dispositions s’inscrivent dans le cadre légal de la santé publique et de la gestion pénitentiaire, permettant des mesures exceptionnelles en cas de menace sanitaire.
✍🏽 Par la rédaction



