Le Bureau conjoint des Nations unies aux droits de l’homme (BCNUDH) a alerté, dans un rapport publié lundi, sur la détention prolongée de 42 acteurs politiques en République démocratique du Congo depuis janvier 2026.
Selon le document, ces personnes, majoritairement issues de partis d’opposition, ont été arrêtées par les services de renseignement et la justice militaire.
Plusieurs sont détenues à la prison militaire de Ndolo, à Kinshasa, tandis que d’autres seraient enfermées dans des lieux de détention non officiels attribués au Conseil national de cyberdéfense (CNC), une structure régulièrement accusée d’abus.
Parmi les personnes concernées figurent notamment des cadres des partis liés à Moïse Katumbi et à Joseph Kabila.
En janvier, plusieurs responsables du PPRD, dont Emmanuel Ramazani Shadary et Aubin Minaku, auraient été interpellés à leur domicile lors d’opérations menées par des hommes armés, en uniforme ou en civil.
Malgré les appels répétés d’organisations nationales et internationales en faveur du respect des procédures judiciaires, ces opposants resteraient détenus sans avoir été présentés devant leurs juges naturels.
En mars, Human Rights Watch avait déjà signalé la disparition d’au moins 17 personnes, en majorité des opposants, certaines étant soupçonnées de liens avec le groupe armé AFC/M23. L’ONG accuse notamment le CNC d’être utilisé pour des arrestations en dehors de tout cadre légal.
✍🏽 Par Joël T.



