Une vive polémique secoue le territoire de Mweka, dans la province du Kasaï, autour d’une présumée vente illégale d’une portion de forêt située dans le village Matele, au sein du groupement Bakele.
D’après des témoignages recueillis auprès de la population locale, l’administrateur du territoire, François Minga Mbengele, est accusé d’avoir attribué cette forêt à un officier militaire dans des conditions jugées opaques et contestées.
« Il est venu dans notre village accompagné d’un général militaire pour nous annoncer, sous intimidation, que notre forêt lui appartenait désormais sur décision nationale », affirment des habitants indignés.
Face à cette situation, le député provincial Soleil Malengu Mandjumba est monté au créneau, dénonçant une spoliation grave des terres communautaires.
Dans une déclaration ferme, l’élu du Kasaï condamne ce qu’il qualifie de “contrat mafieux”, exigeant son annulation pure et simple, au motif que l’autorité territoriale ne dispose d’aucune compétence pour céder une telle portion de terre.
« L’administrateur n’a ni qualité ni compétence pour engager une telle procédure. Seuls les services habilités peuvent statuer sur ce type de dossier. Ce qui se passe est inadmissible », a-t-il martelé.
Selon lui, aucune décision officielle ou nationale ne justifie cette cession, appelant ainsi la population à ne pas céder aux intimidations.
Sur le terrain, la tension est palpable.
Depuis plusieurs jours, un véritable bras de fer oppose les habitants de Matele à l’administration territoriale, accusée d’avoir tenté de céder illégalement leur patrimoine forestier à un général dont l’identité n’a pas été officiellement clarifiée.
Cette affaire intervient dans un contexte déjà tendu à Mweka, notamment autour de la gestion de certains sites stratégiques, comme celui de la REGIDESO, objet de mises en demeure récentes liées à des projets d’intérêt public.
Pour de nombreux observateurs, cette situation relance le débat sur la gouvernance foncière en milieu rural, où les communautés locales dénoncent régulièrement des pratiques abusives et un manque de transparence dans la gestion des terres.
Alors que la colère gronde à Matele, la population appelle désormais à l’implication urgente des autorités provinciales et nationales afin d’éviter une escalade et de rétablir leurs droits.
✍🏽 Par Sadam Kapanda Wa Kapanda



