Le CREFDL a salué la suspension du coordonnateur national de la CFEF, décidée par le ministère des Finances à travers un arrêté ministériel en date du 13 avril 2026. Cette décision intervient dans un contexte marqué par des soupçons de mauvaise gestion et de contre-performance dans l’exécution de plusieurs projets publics, notamment le Programme de Développement Local des 145 Territoires.
Dans un communiqué, le CREFDL estime que les motifs avancés par le ministère rejoignent les conclusions de son rapport de monitoring citoyen publié en mai 2025, qui pointait déjà des insuffisances dans la gestion des projets confiés à la CFEF.
L’organisation évoque notamment le non-respect de certaines dispositions légales en matière de passation des marchés publics, ainsi que des faiblesses dans les mécanismes de gestion et de contrôle.
Tout en encourageant la poursuite des efforts d’assainissement des structures d’exécution des politiques publiques, le centre appelle à la réalisation d’un audit indépendant couvrant l’ensemble des projets gérés par la CFEF depuis 2021. Cet audit devrait notamment porter sur le PDL 145-T dans plusieurs provinces, ainsi que sur les projets liés à la Zone économique spéciale de Maluku.
Le CREFDL recommande par ailleurs l’implication de l’Inspection générale des finances et de la Cour des comptes, afin de faire toute la lumière sur l’utilisation des fonds publics alloués à ces initiatives. Cette prise de position relance le débat sur la transparence et la gouvernance des projets publics en République démocratique du Congo, alors que plusieurs programmes de développement continuent de susciter de fortes attentes au sein de la population.
✍🏽 Par Joël T.



