À Kolwezi, dans la province du Lualaba, une affaire suscite indignation et inquiétude. Alex Mukena Kabongo, superviseur au sein de l’entreprise Muska depuis près de huit ans, côté terrassement à Fungurume, est détenu depuis maintenant deux semaines.
Selon plusieurs sources, son arrestation fait suite à une revendication jugée pourtant légitime : le paiement de plusieurs mois de salaire restés impayés. Marié et père de trois enfants, cet agent se retrouve aujourd’hui privé de liberté après des années de service.

D’après des témoignages concordants, il aurait été interpellé le jour même où il devait percevoir son dû, en présence de l’Inspection du travail. Une situation que son entourage qualifie d’incompréhensible et préoccupante.
Son avocat dénonce une procédure irrégulière, affirmant que son client n’a été ni entendu ni jugé avant son transfert à la prison de Dilala.
Le dossier serait actuellement entre les mains du magistrat Mirindi Moïse. Cette arrestation rapide et sans audience préalable soulève des interrogations sur le respect des droits fondamentaux et le fonctionnement de la justice locale.
Du côté familial, la situation devient critique. L’épouse d’Alex Mukena Kabongo, désormais seule à subvenir aux besoins du foyer, dénonce une injustice flagrante et appelle à l’implication des autorités compétentes. Elle s’interroge sur les circonstances de cette détention et réclame que toute la lumière soit faite sur cette affaire.
Contactée par Planet Media RDC, la direction des ressources humaines de l’entreprise Muska a rejeté toute responsabilité. De son côté, Chris Mukepe, intervenant dans ce dossier, a adopté un ton ferme en pointant également des dysfonctionnements au niveau judiciaire.
Par ailleurs, plusieurs témoignages recueillis évoquent des pratiques récurrentes au sein de cette entreprise du ministre provincial des infrastructures Moïse Mukepe : retards de paiement, pressions sur les travailleurs et recours à des mesures coercitives en cas de revendication.
Bien que ces allégations restent à établir de manière formelle, elles contribuent à alimenter un climat de tension autour de cette affaire.
Au-delà du cas individuel, cette situation relance le débat sur la protection des droits des travailleurs dans le secteur local. Des voix s’élèvent pour demander des enquêtes indépendantes et des garanties afin que de tels faits, s’ils sont avérés, ne se reproduisent plus.
✍🏽 Par Jean-Claude Mukenga



