La République démocratique du Congo (RDC) reste l’un des épicentres mondiaux de la faim aiguë. Selon le dernier rapport du Réseau mondial contre les crises alimentaires, le pays figure parmi les dix États qui concentrent à eux seuls près des deux tiers des personnes en situation d’insécurité alimentaire aiguë dans le monde.
Aux côtés de pays comme Afghanistan, Nigeria ou encore Yémen, la RDC fait face à une crise persistante qui s’installe dangereusement dans la durée. Le rapport pointe un facteur majeur : les conflits armés. En RDC, l’instabilité chronique, notamment dans l’Est du pays, provoque des déplacements massifs de populations.
Résultat : les activités agricoles sont désorganisées, l’accès à l’aide humanitaire est limité et la vulnérabilité des ménages s’aggrave.
À l’échelle mondiale, près de 266 millions de personnes, réparties dans 47 pays, ont été confrontées à une faim aiguë en 2025 un chiffre en hausse. Plus inquiétant encore, les cas de faim catastrophique progressent fortement. La situation des enfants est particulièrement alarmante.
Des millions souffrent de malnutrition aiguë, surtout dans les zones de conflit où les systèmes de santé sont fragilisés, voire inexistants. Le rapport évoque également des situations extrêmes de famine observées récemment, notamment à Gaza et au Soudan, illustrant une dégradation globale des crises alimentaires.
Les perspectives pour 2026 restent sombres. Entre conflits persistants, chocs climatiques et incertitudes économiques mondiales, tous les indicateurs sont au rouge, y compris pour la RDC.
Face à cette urgence, les Nations Unies et l’Union européenne appellent à renforcer les investissements dans des systèmes alimentaires durables et à intensifier les réponses politiques.
Sur le terrain, le constat est sans appel : selon le Programme alimentaire mondial, près d’un Congolais sur quatre ne parvient pas à se nourrir correctement, tandis que plusieurs millions de personnes souffrent de malnutrition aiguë.
Une crise profonde, durable, et encore loin d’être maîtrisée.
✍🏽 Par Joël T.



