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Anglais à l’école primaire : réforme ambitieuse ou pari risqué ? Bushabu Bope exige un examen national

L’introduction de l’anglais comme langue obligatoire dès l’école primaire en République démocratique du Congo s’invite au cœur du débat parlementaire. Une proposition qui, entre ambition d’ouverture internationale et contraintes structurelles, suscite déjà des positions nuancées au sein de l’Assemblée nationale.

Lors de la plénière du jeudi 30 avril 2026, le député national Antoine Bushabu Bope, élu de Mweka sur la liste UDPS/Tshisekedi, a appelé à la prudence et à la responsabilité. S’il salue l’initiative visant à renforcer l’apprentissage de l’anglais dès le cycle primaire, il insiste toutefois sur la nécessité d’un examen approfondi avant toute décision.

Depuis la tribune de l’hémicycle, l’élu a officiellement sollicité le Bureau de la Chambre basse pour transmettre cette question au ministère de l’Éducation nationale et nouvelle citoyenneté. Son objectif est clair : obtenir l’organisation des États généraux de l’éducation, un cadre national de concertation capable de repenser en profondeur le système éducatif congolais.

Pour Antoine Bushabu Bope, l’enjeu dépasse largement la simple introduction d’une langue. Il s’agit d’adapter l’école congolaise aux réalités d’un monde globalisé, où la maîtrise de l’anglais constitue un levier stratégique. Mais cette ambition, prévient-il, ne peut ignorer les défis du terrain.

Parmi les obstacles majeurs évoqués figure l’insuffisance criante de ressources humaines qualifiées. Le pays ne dispose pas encore, selon lui, d’un nombre suffisant d’enseignants formés pour assurer un enseignement efficace de l’anglais à grande échelle, notamment au niveau primaire.

Dans ce contexte, le député plaide pour une démarche inclusive, rigoureuse et réaliste. Les États généraux de l’éducation nationale et de la nouvelle citoyenneté permettraient, selon lui, d’évaluer avec précision les besoins, les capacités et les conditions de mise en œuvre d’une telle réforme.

Entre volonté de modernisation du système éducatif et contraintes structurelles persistantes, la question de l’anglais obligatoire à l’école primaire ouvre ainsi un débat de fond. Un débat qui pourrait redéfinir, à terme, les priorités éducatives de la République démocratique du Congo.

✍🏽 Par Sadam Kapanda wa Kapanda

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