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Kasaï Central : à la Journée de la presse, Gilbert Kabongo alerte sur l’effondrement inquiétant du secteur médiatique local

À l’occasion de la Journée internationale de la liberté de la presse, célébrée chaque 03 mai, les professionnels des médias du Kasaï Central ont remis sur la table les difficultés profondes qui minent leur secteur. Dans une intervention remarquée, le journaliste Gilbert Kabongo, de la rédaction planetemedia.net, a dressé un tableau sombre de la situation actuelle.

Selon lui, le paysage médiatique local est marqué par un dysfonctionnement quasi généralisé.

Il évoque notamment un manque d’organisation structurelle, une insuffisance criante de moyens matériels et financiers, ainsi qu’une absence de cadre professionnel réellement encadré, rendant difficile l’exercice du métier de journaliste dans la région.

« Aucun mécanisme ne fonctionne normalement dans notre territoire », a-t-il déclaré, pointant du doigt la gestion de plusieurs organes de presse locaux qui, selon lui, ne respectent pas les standards professionnels requis dans le domaine de l’information.

Au centre des préoccupations, la question de la rémunération reste particulièrement sensible.

De nombreux journalistes travailleraient sans salaire régulier, dépendant parfois de pratiques précaires liées au manque d’engagement de certains promoteurs des médias.

Une réalité qui fragilise à la fois la dignité des professionnels et la qualité de l’information diffusée au public.
Malgré ce contexte difficile, les journalistes du Kasaï Central continuent d’exercer leur mission avec détermination, souvent dans des conditions précaires, mais avec un sens élevé du devoir d’informer.

Face à cette situation, Gilbert Kabongo lance un appel pressant aux autorités compétentes ainsi qu’aux responsables des organes de presse. Il plaide pour une réforme en profondeur du secteur, centrée sur la professionnalisation, le respect des droits des journalistes et l’amélioration des conditions de travail.

En cette journée dédiée à la liberté de la presse, ce témoignage résonne comme un signal d’alarme sur un secteur jugé vital pour la démocratie et le développement du Kasaï Central.

✍🏽 Par Rédaction

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