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Joseph Kabila sous sanctions américaines: le PPRD diaspora contre-attaque et dénonce une “chasse politique” internationale sans preuves

La riposte est nette. Le Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), dans sa branche diaspora, a vivement dénoncé les sanctions américaines visant l’ancien président Joseph Kabila, les qualifiant de mesures politiques dénuées de base judiciaire.
Dans un communiqué publié lundi, le parti critique l’attitude de certains acteurs du pouvoir à Kinshasa, accusés de célébrer ces sanctions comme une condamnation formelle
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Pour le PPRD, une telle posture relève d’une lecture biaisée d’une décision qui ne saurait se substituer à une procédure judiciaire.

Au cœur de la contestation : le rôle de l’Office of Foreign Assets Control (OFAC), à l’origine des sanctions. Le parti estime que cette structure administrative ne dispose d’aucune légitimité juridictionnelle pour établir la culpabilité d’un individu.

Le PPRD rejette également les accusations visant son leader, affirmant qu’aucune preuve publique n’a été fournie, notamment par les experts de l’Organisation des Nations unies, quant à une implication de Joseph Kabila dans des activités armées contre la RDC.

Face à l’enthousiasme affiché par des proches du président Félix Tshisekedi, le camp Kabila appelle à la prudence et convoque l’histoire. Il évoque notamment le précédent de Mobutu Sese Seko, autrefois allié de États-Unis avant d’être lâché au gré des recompositions géopolitiques.

Plus largement, le PPRD dénonce une tentative de marginalisation politique. Il estime que ces sanctions risquent d’isoler injustement une figure majeure sans procès équitable ni preuves formelles.

Dans cette optique, la formation rejette toute lecture simpliste faisant de l’ancien chef de l’État le seul responsable des crises actuelles. Elle plaide plutôt pour une approche globale, fondée sur le dialogue, des institutions crédibles et une justice indépendante.

Pendant ce temps, à Kinshasa, plusieurs partis proches du pouvoir ont mobilisé leurs bases pour soutenir la décision américaine. Parmi eux, l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), dont le secrétaire général Augustin Kabuya a appelé à un durcissement des mesures, allant jusqu’à réclamer l’arrestation de Joseph Kabila et l’émission d’un mandat international.

Pour rappel, les sanctions annoncées par le Trésor américain accusent l’ancien président d’avoir contribué à l’instabilité dans l’est du pays, notamment à travers un soutien présumé aux rebelles de l’AFC/M23.
Ces mesures incluent le gel de ses avoirs sous juridiction américaine ainsi que l’interdiction pour les citoyens américains d’effectuer toute transaction avec lui.

Par ailleurs, Joseph Kabila avait été condamné à mort par contumace en septembre 2025 par la Haute cour militaire, notamment pour trahison et participation à un mouvement insurrectionnel.

✍🏽 Par Joël T.

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