Les Nations Unies ont annoncé un important appui financier pour renforcer la riposte contre la 17ᵉ épidémie d’Ebola qui frappe l’est de la République démocratique du Congo et menace plusieurs pays voisins.
Dans une déclaration rendue publique ce vendredi 22 mai 2026, Tom Fletcher, secrétaire général adjoint de l’ONU chargé des affaires humanitaires et coordonnateur des secours d’urgence, a révélé qu’une enveloppe pouvant atteindre 60 millions de dollars sera déployée à travers le Fonds central d’intervention d’urgence des Nations Unies (CERF).
Ce financement vise à soutenir les opérations sanitaires et humanitaires en RDC, mais également dans les pays exposés au risque de propagation du virus, notamment l’Ouganda et le Soudan du Sud.
Selon les Nations Unies, cette mobilisation intervient dans un contexte particulièrement préoccupant marqué par l’insécurité persistante dans plusieurs zones affectées, la présence de groupes armés ainsi que les déplacements massifs de populations.
Tom Fletcher a rappelé que la souche Bundibugyo actuellement en circulation ne dispose ni de vaccin homologué ni de traitement officiellement validé, compliquant davantage les efforts de riposte.
Malgré ces défis, l’ONU affirme poursuivre la coordination des interventions aux côtés de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) afin de garantir l’accès des équipes médicales et humanitaires aux zones touchées, y compris dans certaines régions difficiles d’accès.
Les agences humanitaires mettent également l’accent sur la sensibilisation communautaire, le renforcement des mécanismes d’alerte rapide ainsi que la surveillance sanitaire transfrontalière pour limiter la propagation du virus.
Des renforts humanitaires devraient être déployés dans les prochains jours en RDC et dans les pays voisins afin de soutenir les équipes déjà engagées sur le terrain.
Cette nouvelle flambée d’Ebola intervient alors que la RDC fait déjà face à une grave crise humanitaire aggravée par les conflits armés et l’augmentation du nombre de déplacés internes dans l’est du pays.
Quelques jours après la déclaration officielle de cette 17ᵉ épidémie dans la province de l’Ituri, l’OMS a classé la situation comme une urgence de santé publique de portée internationale en raison du risque élevé de propagation régionale et de l’absence de vaccin spécifique contre la souche Bundibugyo.
Le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a toutefois précisé que la situation ne répond pas encore aux critères d’une pandémie mondiale.
✍🏽 Par Joël T.



