Le président Félix Tshisekedi appelle à une meilleure coordination et une gestion plus cohérente de l’aide au développement en République démocratique du Congo, estimée à près de 60 milliards de dollars entre 2003 et 2022.
Lors de la 91ᵉ réunion du Conseil des ministres, le chef de l’État a estimé qu’il est nécessaire d’évaluer l’impact réel de ces financements sur les conditions de vie des populations et sur le développement du pays.
Il a également dénoncé un manque de coordination entre les institutions nationales et les partenaires techniques et financiers, estimant que cette dispersion nuit à l’efficacité des politiques publiques.
Pour y remédier, un projet de décret portant création d’un cadre national de coordination de l’aide est en préparation. Il vise à aligner les interventions des partenaires sur les priorités définies par l’État congolais, sans multiplication de structures administratives.
Le président a demandé à la Première ministre de finaliser rapidement ce dossier, avec une évaluation des blocages et des propositions concrètes sous quinze jours.
Félix Tshisekedi a insisté sur la nécessité pour la RDC de renforcer sa souveraineté dans la gestion de l’aide extérieure et d’orienter elle-même ses priorités de développement.
Sur le plan financier, les autorités rappellent que la dette extérieure reste maîtrisée, autour de 17 %, tandis que des partenaires comme la Banque mondiale continuent d’accompagner le pays à travers des financements importants estimés à plusieurs milliards de dollars.
✍🏽 Par Joël T.



