Un drame d’une rare violence s’est produit dans la nuit du dimanche 31 mai au lundi 1er juin 2026, vers 3 heures du matin, dans la colline de Kele, à Tshikapa, chef-lieu de la province du Kasaï. Un homme présenté comme présumé voleur a été tué par la population avant que son corps ne soit incendié près de l’école Disuminyina.
Selon plusieurs témoignages recueillis sur place, l’individu aurait été surpris en flagrant délit de vol alors qu’il tentait d’emporter les biens d’un habitant du quartier. Alertés, des habitants se sont rapidement mobilisés pour l’interpeller aux abords de l’école Disuminyina, un endroit bien connu de la commune.
Mais la situation a rapidement dégénéré. Au lieu d’être remis aux services de sécurité, le présumé voleur a été violemment passé à tabac par une foule en colère. Il a succombé à ses blessures avant que son corps ne soit brûlé sur place dans une scène choquante.
Jusqu’à présent, aucune communication officielle des autorités locales n’a été faite concernant cet acte de justice populaire.
Ce drame intervient dans un climat marqué par la recrudescence des vols nocturnes dans plusieurs quartiers de Tshikapa. Face à l’insécurité grandissante, certains habitants choisissent malheureusement de se faire justice eux-mêmes, en dehors de tout cadre légal.
Cependant, la justice populaire demeure une grave violation de la loi. La Constitution de la République démocratique du Congo garantit à toute personne le droit à un procès équitable devant les juridictions compétentes. Seules les autorités judiciaires sont habilitées à juger et condamner un présumé auteur d’infraction.
Cet événement relance ainsi le débat sur l’insécurité urbaine et la nécessité pour les autorités provinciales de renforcer les dispositifs sécuritaires afin d’éviter que de tels drames ne continuent à endeuiller la population.
✍🏽 Par Sadam Kapanda Wa Kapanda



