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Éboulement à Tshipuki : la SOKOMIKA rejette toute négligence et affirme l’inhumation des creuseurs retrouvés sous les décombres

La Coopérative Minière SOKOMIKA apporte un démenti formel aux informations faisant état d’un abandon des victimes, d’un manque d’encadrement technique et d’une prétendue fuite des responsables après l’éboulement survenu à la carrière Nyoka, sur le site minier de Tshipuki, dans la province du Lualaba.

Contrairement aux affirmations selon lesquelles les quatre creuseurs seraient restés coincés sous les décombres pendant plusieurs jours sans intervention efficace, le secrétaire général de la SOKOMIKA, Dieudonné Malekani Kapasula, affirme que les opérations de récupération des corps ont été engagées immédiatement après le drame malgré les difficultés techniques rencontrées sur le terrain.

Selon lui, les équipes mobilisées ont travaillé dans des conditions extrêmement compliquées afin de retrouver les victimes ensevelies sous plusieurs tonnes de terre et de pierres.

« Dès que l’accident s’est produit, nous avons mobilisé nos équipes pour récupérer les corps. Ce travail n’était pas facile à cause de l’état du puits et des risques supplémentaires d’éboulement. Malgré cela, nous avons poursuivi les recherches jusqu’à retrouver toutes les 4 victimes », a-t-il expliqué.

Le secrétaire général précise que certains corps étaient dans un état de décomposition avancée au moment de leur extraction, rendant impossible leur transfert vers la morgue de Kapata dans la commune de Dilala.

« Certains corps n’ont même pas été amenés à la morgue vu leur état. En collaboration avec les familles et le Service d’Assistance et d’Encadrement de l’Exploitation Minière Artisanale et à Petite Échelle (SAEMAPE), des dispositions ont été prises pour des enterrements dignes et responsables », a-t-il ajouté.

La coopérative conteste également les accusations faisant état d’une absence de contrôle technique avant les descentes dans les puits. Dieudonné Malekani Kapasula affirme que la SOKOMIKA dispose d’agents techniques chargés d’effectuer régulièrement des études préalables ainsi que l’encadrement des exploitants artisanaux œuvrant sur le site.

« Nous avons des techniciens qualifiés qui assurent régulièrement les études techniques avant toute exploitation. Chaque carrière est suivie par des équipes d’encadrement qui sensibilisent les creuseurs sur les normes de sécurité. Dire qu’il n’y avait aucun contrôle est totalement faux », soutient-il.

Pour le secrétaire général, il est important de rappeler que l’exploitation minière artisanale reste une activité exposée à des risques permanents malgré les mesures de prévention mises en place.

« Dans l’exploitation artisanale, le risque zéro n’existe pas. Même avec des études techniques et des mesures d’encadrement, un accident peut malheureusement survenir. Cela ne signifie pas automatiquement qu’il y a eu négligence de la part de la coopérative », a-t-il insisté.

Concernant les allégations évoquant une influence de prétendus membres de la famille présidentielle et de militaires dans la gestion du site minier, la coopérative affirme ne disposer d’aucun élément confirmant ces accusations relayées par certains acteurs locaux.

La SOKOMIKA rejette également les informations selon lesquelles les responsables du site auraient abandonné les familles après le drame. Dieudonné Malekani Kapasula assure que la coopérative est restée présente aux côtés des proches des victimes durant tout le processus.

« Nous n’avons abandonné aucune famille. Depuis le premier jour, nous sommes en contact avec elles afin d’apporter un accompagnement moral et organisationnel. Nous avons assumé nos responsabilités dans ce moment difficile », affirme-t-il.

Face aux nombreuses spéculations autour de cet accident, la SOKOMIKA appelle l’opinion publique à éviter les accusations précipitées et à laisser les services compétents établir les circonstances exactes de ce drame minier.

La coopérative réaffirme enfin son engagement à poursuivre l’encadrement des exploitants artisanaux dans le respect des normes de sécurité et des exigences liées à l’exploitation minière artisanale dans le Lualaba.

✍🏽 Par Jean-Claude Mukenga

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