À la veille de l’inhumation des victimes du récent massacre de civils à Ngadi, en ville de Beni, une vive tension a été observée ce mardi 2 juin 2026 au cimetière de Kibangu. Plusieurs jeunes mobilisés pour préparer les sépultures des victimes ont été interpellés par des éléments de la Police nationale congolaise (PNC), selon des sources locales.
D’après les informations recueillies sur place, ces jeunes participaient aux travaux d’aménagement des tombes destinées à accueillir les dépouilles des victimes lorsque les forces de l’ordre sont intervenues. Les raisons exactes de cette interpellation n’ont pas été officiellement communiquées jusqu’à présent.
Nos sources indiquent que les personnes arrêtées ont été conduites au commissariat urbain de la police pour des motifs qui restent encore à éclaircir.
Par ailleurs, cette même journée a été marquée par des divergences autour de l’organisation des funérailles des victimes. Des incompréhensions auraient notamment émergé après le retrait discret de la dépouille de l’artiste-comédien Nzanzu Mangese de la morgue.
Dans ce contexte, cinq membres de la communauté pygmée figurant parmi les victimes du massacre ont été inhumés ce mardi à Boikene, conformément aux traditions et coutumes de leur communauté.
Alors que la ville de Beni s’apprête à rendre un dernier hommage aux victimes du carnage de Ngadi, ces incidents viennent alimenter les interrogations autour du déroulement des obsèques.
✍🏽 Par Emery Tayivisa depuis Goma



