L’officialisation de 33 nouvelles Zones d’Exploitation Artisanale (ZEA) dans la province du Lualaba constitue l’une des avancées les plus importantes enregistrées ces dernières années dans le secteur minier artisanal. Pour des milliers de creuseurs qui vivaient dans l’incertitude, cette décision ouvre désormais la voie à une exploitation mieux organisée, plus sécurisée et conforme à la législation minière congolaise.

Derrière cette avancée majeure se trouve un plaidoyer de longue haleine porté par l’élu national de Kolwezi, Eddy Mbuyu. Très tôt, celui-ci s’est imprégné de la problématique des exploitants artisanaux confrontés à une pénurie criante de zones d’exploitation. Une situation qui poussait de nombreux creuseurs à pénétrer dans des concessions détenues par des sociétés minières industrielles, les exposant à des affrontements, à des poursuites, à des expulsions parfois violentes et, dans certains cas, à des pertes en vies humaines.
Dans une province dont l’économie repose essentiellement sur l’activité minière, cette réalité représentait un défi social, économique et sécuritaire de premier ordre. L’absence de Zones d’Exploitation Artisanale suffisantes favorisait non seulement l’exploitation clandestine, mais entretenait également un climat de tension permanent entre exploitants artisanaux et détenteurs de titres miniers.
Face à cette situation, Eddy Mbuyu a choisi d’agir. À travers ses interventions, ses démarches institutionnelles et ses multiples plaidoyers auprès des autorités compétentes, il n’a cessé de défendre la nécessité de créer davantage de ZEA afin d’offrir aux exploitants artisanaux des espaces légaux où exercer leur activité en toute sécurité.

Son combat reposait sur une conviction simple : il ne peut y avoir de paix durable dans les zones minières sans solutions concrètes pour les artisans miniers. Offrir des espaces légaux de travail aux creuseurs, c’est réduire les conflits, prévenir les drames humains, renforcer la traçabilité des minerais et permettre à l’État d’exercer un meilleur contrôle sur l’exploitation artisanale.
Aujourd’hui, avec la création officielle de 33 nouvelles Zones d’Exploitation Artisanale dans le Lualaba, ce plaidoyer trouve une réponse concrète. Cette mesure représente un soulagement pour des milliers de familles dont les revenus dépendent directement ou indirectement de l’exploitation minière artisanale.
Mais au-delà de leur création, les nouvelles ZEA entrent déjà dans leur phase opérationnelle. Dans le cadre de la formalisation de l’exploitation minière artisanale au Lualaba, la gouverneure Fifi Masuka Saini a présidé, le 4 juin 2026 à Kolwezi, la double cérémonie d’élection des représentants des coopératives minières et de mise en place des organes chargés de l’affectation des coopératives dans les Zones d’Exploitation Artisanale ainsi que du suivi du régime d’assurances des exploitants artisanaux.
Cette étape démontre que les 33 ZEA ne constituent pas une simple annonce administrative. Elles s’inscrivent dans un processus global de structuration du secteur visant à renforcer l’organisation des coopératives, améliorer la protection sociale des exploitants artisanaux et faire de l’artisanat minier un véritable levier de développement économique et social.
Les retombées attendues sont considérables. La formalisation des activités artisanales permettra de réduire les exploitations illégales, de renforcer la sécurité sur les sites miniers, d’améliorer la gouvernance du secteur et de favoriser une meilleure redistribution des richesses produites au profit des communautés locales.

Pour de nombreux observateurs, cette avancée constitue l’une des réponses les plus concrètes apportées aux préoccupations des creuseurs artisanaux du Lualaba. Elle illustre également l’importance d’un plaidoyer constant lorsqu’il est porté avec détermination et orienté vers des résultats concrets.
À travers ce dossier, l’élu national de Kolwezi, Eddy Mbuyu, démontre sa volonté de transformer les préoccupations de la population en solutions durables. Son engagement en faveur des exploitants artisanaux restera associé à une réforme qui pourrait durablement changer le visage de l’artisanat minier dans la province.
Les 33 nouvelles Zones d’Exploitation Artisanale ne représentent donc pas seulement de nouveaux espaces de travail. Elles symbolisent l’espoir retrouvé de milliers de creuseurs, la réduction attendue des conflits dans les zones minières et l’ouverture d’une nouvelle ère pour l’exploitation artisanale au Lualaba.
✍🏽 Par Bobo Bolia Trésor



