Le ministre d’État en charge de la Justice et garde des Sceaux, Guillaume Ngefa, a entrepris une série de consultations auprès de plusieurs acteurs politiques et institutionnels afin de contribuer à l’établissement des faits liés aux violences enregistrées lors de la manifestation de l’opposition du 12 juin dernier à Kinshasa.
D’après un communiqué diffusé le mercredi 17 juin par son cabinet, des correspondances officielles ont été adressées aux responsables de plusieurs partis membres de l’opposition, notamment l’ECiDé, l’Alliance pour le Changement (A.Ch), ENVOL et Ensemble pour la République. Le président du Conseil national de suivi de l’Accord (CNSA) ainsi que la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) ont également été sollicités.
Cette démarche vise à recueillir des témoignages, des déclarations et tout document susceptible d’éclairer les circonstances des événements survenus aux alentours du Palais du Peuple lors de cette mobilisation politique.
Organisée par l’opposition, la manifestation avait pour objectif principal de réclamer l’abandon de la proposition de loi relative au référendum. Les organisateurs estiment que cette initiative pourrait ouvrir la voie à une révision de la Constitution et permettre au président Félix Tshisekedi de prolonger son maintien au pouvoir au-delà de l’échéance de 2029.
Le ministère de la Justice souligne que cette initiative s’inscrit dans une volonté de respecter les principes de légalité, d’impartialité et de transparence dans la recherche de la vérité. Dans ce cadre, le Procureur près la Cour de cassation a été chargé d’ouvrir une enquête judiciaire destinée à établir les responsabilités éventuelles et à engager les suites légales appropriées, tout en garantissant le respect des droits de la défense et des procédures en vigueur.
Le ministère rappelle également que Guillaume Ngefa s’était rendu, le jour même des incidents, auprès de certains responsables politiques blessés afin de leur exprimer le soutien du gouvernement et des institutions publiques.
Près d’une semaine après les faits, les versions divergent toujours quant au bilan des violences. Les autorités provinciales de Kinshasa affirment qu’aucune perte en vie humaine n’a été enregistrée et évoquent uniquement quelques blessés. De son côté, l’opposition soutient que les affrontements ont causé plusieurs décès, de nombreux blessés ainsi que d’importants dégâts matériels.
Les résultats de l’enquête annoncée devraient permettre d’apporter davantage de clarté sur le déroulement et les conséquences de cette journée de tensions dans la capitale congolaise.
✍🏽 Par Joël T.



