Le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme a réagi aux violences survenues lors de la manifestation organisée le 12 juin dernier à Kinshasa par la coalition de l’opposition C64. Alors que les autorités congolaises continuent de nier toute perte en vie humaine, l’ONU affirme qu’au moins une personne a été tuée et 38 autres blessées.
Dans un communiqué publié le 18 juin, le Haut-Commissaire aux droits de l’homme, Volker Türk, a fermement condamné les violences enregistrées pendant cette mobilisation organisée contre les réformes constitutionnelles dénoncées par l’opposition. Selon les informations recueillies par les Nations unies, plusieurs responsables politiques ayant participé à cette marche figurent également parmi les blessés.
Par la voix de son porte-parole, Seif Magango, le Haut-Commissariat a rappelé aux autorités congolaises leur obligation de garantir le droit à la manifestation pacifique et d’assurer la protection des citoyens. L’ONU a également insisté sur le fait que tout recours à la force par les services de sécurité doit demeurer exceptionnel et strictement conforme aux normes internationales relatives aux droits humains.
Volker Türk a, par ailleurs, salué l’ouverture d’une enquête annoncée par les autorités congolaises sur les incidents du 12 juin. Il a toutefois plaidé pour des investigations indépendantes, transparentes et impartiales afin d’établir clairement les responsabilités et de garantir, le cas échéant, des poursuites équitables.
À l’approche des élections prévues en 2028, le Haut-Commissaire des Nations unies a aussi appelé les autorités de la République démocratique du Congo à préserver les libertés fondamentales, notamment la liberté d’expression, d’association et de manifestation pacifique.
Sur le plan national, le ministre d’État en charge de la Justice, Guillaume Ngefa, a engagé plusieurs consultations avec les responsables des partis politiques concernés ainsi qu’avec certaines institutions impliquées dans le suivi du dossier. Selon son cabinet, ces démarches visent à recueillir des éléments permettant d’établir les circonstances exactes des incidents enregistrés aux abords du Palais du Peuple.
Une semaine après les événements, les divergences persistent sur le bilan humain. Les autorités provinciales de Kinshasa maintiennent qu’aucun décès n’a été enregistré, tandis que l’opposition continue de dénoncer plusieurs morts, de nombreux blessés ainsi que d’importants dégâts matériels.
✍🏽 Par Joël T.



