Planetemedia.net

La sensibilité dans l'information

Advertisement
Kasaï 2 : quatre écoles privées de la prime du PAAF à Luebo 2, les chefs d’établissements dénoncent une injustice

Alors que l’année scolaire 2025-2026 est officiellement clôturée sur l’ensemble du territoire national, des irrégularités sont signalées dans la mise en œuvre du Projet d’Apprentissage et d’Autonomisation des Filles (PAAF) au sein de la province éducationnelle Kasaï 2.

Selon plusieurs chefs d’établissements de la sous-division de Luebo 2, quatre écoles bénéficiaires du projet n’ont pas été reprises sur la liste de paiement des primes prévues par le PAAF, malgré le respect de leurs engagements.

Parmi les responsables concernés figure Bim Soum Ndjoko, préfet de l’Institut Mutangamina. Il affirme que son établissement ainsi que trois autres écoles situées à Ndjoko Punda ont été écartés du paiement des primes allouées dans le cadre du projet.

Le chef d’établissement indique avoir effectué un déplacement jusqu’à Tshikapa afin de solliciter des explications auprès des autorités compétentes. Selon lui, il lui avait été demandé de patienter jusqu’au retour de l’agent payeur. Toutefois, cette démarche n’a, à ce jour, abouti à aucune solution satisfaisante.

Plusieurs sources locales confirment que, malgré les assurances données par les responsables provinciaux du PAAF, les écoles concernées n’ont toujours reçu aucune suite favorable.

Face à cette situation, les chefs d’établissements lancent un appel aux autorités nationales, au gouverneur de la province ainsi qu’au ministère de tutelle afin qu’une solution soit rapidement trouvée. Ils estiment être victimes d’une injustice qui pénalise leurs établissements et compromet la bonne exécution du projet.

Contacté par Planetemedia.net, Jean Léon Mulumba, expert au sein du PAAF, reconnaît l’existence du dossier tout en relativisant la situation. Il regrette toutefois le recours aux médias par les responsables des écoles concernées.

« Ces chefs d’établissements connaissent les mécanismes officiels de gestion des plaintes en cas d’une telle situation. Ce ne sont pas les médias qui leur paient », a-t-il déclaré à notre rédaction.

Il convient de rappeler que ce n’est pas la première fois que des difficultés sont signalées dans l’exécution du PAAF au Kasaï. Plusieurs acteurs du secteur éducatif appellent les autorités à renforcer le suivi du projet afin de garantir une gestion transparente et de permettre aux élèves bénéficiaires de profiter pleinement de cette initiative du Gouvernement central en faveur de l’éducation des filles.

✍🏽 Par Sadam Kapanda wa Kapanda

Leave a Reply

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *