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Kisenge Manganèse : des accusations contestées, la direction appelle à s’en tenir aux faits

Face aux accusations faisant état d’une prétendue mauvaise gestion au sein de Kisenge Manganèse, la Direction générale rejette les allégations présentées comme des faits établis et appelle à une lecture objective des dossiers concernés.

S’agissant d’abord de la prétendue cession de 65 % du capital de SCKM-Mn à Taurian Manganèse, la Direction conteste toute présentation laissant croire à une opération réalisée clandestinement ou en violation délibérée des procédures. Elle soutient que les différents accords conclus avec les partenaires sont encadrés par des documents contractuels et soumis aux mécanismes d’approbation prévus par la réglementation et les organes compétents de l’entreprise. La Direction estime donc qu’il est nécessaire de distinguer une opération de partenariat ou d’investissement d’une simple « cession » présentée comme irrégulière.

Concernant l’accord annoncé pour une durée de 99 ans, la Direction rappelle qu’une durée contractuelle, à elle seule, ne constitue pas une preuve d’irrégularité. Elle indique que les conventions minières et les partenariats peuvent comporter des mécanismes portant sur l’exploitation, les investissements, les infrastructures et la valorisation des actifs sur le long terme. Pour la Direction, les conditions exactes de cet accord doivent être examinées dans leur intégralité avant toute conclusion.

Sur les accusations relatives à une disparition présumée de plus de 5 millions de dollars entre 2023 et 2025, la Direction rejette toute insinuation assimilant automatiquement des écarts ou dépenses comptables à un détournement ou à une disparition de fonds. Elle affirme que les dépenses engagées dans le cadre du fonctionnement de l’entreprise, des investissements, des charges sociales, des opérations minières et des obligations contractuelles doivent être vérifiées à partir des pièces comptables et financières. Elle se dit disposée à ce que les comptes de la société soient examinés par les organes de contrôle habilités.

Concernant les six permis aurifères attribués à TSM, la Direction réfute également toute conclusion selon laquelle ces titres auraient nécessairement été attribués frauduleusement. Elle rappelle que l’attribution et la gestion des droits miniers relèvent de procédures administratives précises et que la responsabilité de l’entreprise doit être distinguée de celle des autorités compétentes en matière d’octroi et de validation des titres.

La question de la situation sociale des travailleurs et des retraités constitue, quant à elle, un sujet que la Direction affirme prendre au sérieux. Elle reconnaît que des difficultés sociales peuvent exister dans le processus de restructuration et de relance de l’entreprise, mais conteste toute présentation visant à faire croire à un abandon volontaire des travailleurs. Elle indique que les arriérés éventuels doivent être examinés au regard de la situation financière réelle de l’entreprise, des engagements contractuels et des mécanismes mis en place pour leur règlement. Selon la direction, la situation de retraités a été trouvé par l’actuel comité qui ,d’ailleurs a déjà réglé les cas de 14 personnes dont le quinzième cas est en cours de traitement.

Enfin, au sujet des contrats conclus avec Taurian Manganèse, Blue Sky Mining, TSM, Congo Sharon Business Company et Goodluck Entreprise, la Direction estime que la société civile est en droit de demander des explications, mais que ces demandes ne peuvent se transformer en accusations définitives sans vérification des documents contractuels et des procédures suivies.

La Direction générale de Kisenge Manganèse se dit ainsi favorable à la transparence, au contrôle et à la vérification des documents, tout en rejetant les accusations qui, selon elle, reposeraient sur des interprétations ou des informations incomplètes. La direction dit n’est pas reconnaître ces contrats que seule la société civile est au courant.

Elle invite par conséquent toute personne disposant d’éléments probants sur une quelconque irrégularité à les soumettre aux autorités et organes de contrôle compétents, plutôt que de tirer des conclusions définitives dans l’espace public.

En définitive, la Direction affirme que les accusations ne sauraient tenir lieu de preuves et que la situation de Kisenge Manganèse doit être appréciée sur la base des contrats, des pièces comptables, des décisions des organes sociaux et des documents officiels disponibles.

✍🏽 Par La rédaction

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