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Kasaï : le Fonarev muscle la chaîne pénale pour renforcer l’accès à la justice et aux réparations des victimes des crimes liés aux conflits

Le Fonds national des réparations des victimes de violences sexuelles liées aux conflits et des victimes des crimes contre la paix et la sécurité de l’humanité (Fonarev) poursuit ses efforts en faveur d’une meilleure prise en charge des victimes. Au Kasaï, l’institution renforce les capacités des acteurs de la chaîne pénale afin d’améliorer leur accompagnement juridique et judiciaire.

Prévue du 14 au 16 septembre 2026, cette session de renforcement des capacités réunit différents acteurs de la chaîne pénale autour d’une problématique majeure : comment garantir aux victimes relevant du mandat du Fonarev un accès effectif à la justice et aux mécanismes de réparation ?

Cette initiative intervient après une première session de formation consacrée aux acteurs de l’écosystème du Fonarev sur l’accompagnement juridique et judiciaire des victimes. Avec cette nouvelle étape, l’institution entend davantage impliquer les acteurs directement engagés dans le processus judiciaire, notamment ceux appelés à recevoir, orienter, accompagner et traiter les dossiers des victimes.

La cérémonie d’ouverture a été marquée par le mot de la coordonnatrice interrégionale du Fonarev, Gisèle Tshilengi, en présence du ministre provincial de l’Intérieur, Piter Tshisuaka Kolomoyi.

Dans son intervention, Gisèle Tshilengi a encouragé les autorités ainsi que l’ensemble des participants à s’approprier les enseignements de cette formation et à contribuer, chacun dans son domaine de compétence, à l’amélioration de l’accès des victimes à la justice et à la réparation.

Au cours de cette session, plusieurs thématiques essentielles sont abordées. Maître Ilunga Kandakanda a notamment développé les dispositions de la loi n°22/065 du 26 décembre 2022, fixant les principes fondamentaux relatifs à la protection et à la réparation des victimes de violences sexuelles liées aux conflits ainsi que des victimes des crimes contre la paix et la sécurité de l’humanité.

Son intervention a également porté sur les dispositions pénales et les sanctions applicables en matière de violences sexuelles liées aux conflits et de crimes contre la paix et la sécurité de l’humanité, permettant aux participants de mieux cerner leurs responsabilités dans le traitement de ces dossiers.

De son côté, Maître Joseph Kabamba a axé son intervention sur le droit international des droits de l’homme, apportant aux participants des éléments nécessaires à une meilleure compréhension des normes internationales relatives à la protection des victimes.

Les exposés ont été suivis d’une séance de questions-réponses, donnant aux participants l’occasion de soulever leurs préoccupations, de partager leurs expériences et d’échanger sur les difficultés rencontrées dans l’accompagnement judiciaire des victimes.

Prenant également la parole, le ministre provincial de l’Intérieur, Piter Tshisuaka Kolomoyi, a mis l’accent sur les défis liés à l’accès à la justice des victimes de violences sexuelles liées aux conflits et des crimes contre la paix et la sécurité de l’humanité.

À travers cette formation, le Fonarev entend ainsi contribuer au renforcement des compétences des acteurs de la chaîne pénale et, par conséquent, à une meilleure orientation et prise en charge des victimes relevant de son mandat.

L’enjeu est de permettre aux victimes de mieux connaître leurs droits, faciliter leur accès aux mécanismes judiciaires et renforcer leur accompagnement tout au long de la procédure, dans la perspective d’une justice effective et d’une réparation à la hauteur des préjudices subis.

Cette démarche traduit la volonté du Fonarev de poursuivre son travail de proximité avec les différents acteurs impliqués dans le processus de justice et de réparation, afin que les victimes ne restent pas en marge des mécanismes institutionnels destinés à leur protection et à la reconnaissance des préjudices qu’elles ont subis.

✍🏽 Par Sadam Kapanda Wa Kapanda

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