Renforcer les compétences, faire émerger davantage de femmes aux postes de responsabilité et, surtout, rendre la réponse contre la poliomyélite plus efficace, c’est l’ambition affichée par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) à travers un atelier consacré à l’égalité de genre et au leadership féminin dans le programme polio en République démocratique du Congo.
Organisée lundi dernier à Kinshasa, cette rencontre a visé la consolidation des capacités des femmes engagées dans la lutte contre la poliomyélite et à favoriser leur accès aux fonctions de responsabilité au sein du programme. Pour l’OMS, le renforcement du leadership féminin constitue également un levier pour améliorer durablement les performances des équipes mobilisées dans la vaccination, la surveillance et la riposte.
À l’ouverture des travaux, la Dre Anne Ancia, Représentante de l’OMS en RDC, a présenté cette initiative comme une étape importante dans le développement des compétences et du leadership féminin au sein du programme polio.
Elle a notamment insisté sur le renforcement des compétences en matière de genre et de leadership, l’accompagnement de l’évolution professionnelle des participantes ainsi que la création d’un environnement favorable à une participation accrue des femmes aux responsabilités.
« Notre ambition est de ne laisser aucun enfant, ni aucun talent de côté. Chaque enfant doit être protégé par la vaccination », a déclaré la Dre Anne Ancia.
Parmi les principales innovations annoncées figure la mise en place d’un programme de mentorat de six mois. Le dispositif doit permettre aux participantes de bénéficier d’un accompagnement continu dans leur parcours professionnel, de consolider leurs compétences et de développer davantage leurs aptitudes au leadership.
L’initiative ambitionne également de constituer un vivier de talents féminins capables d’assumer progressivement des responsabilités au sein du programme polio et, plus largement, dans le secteur de la santé publique.
Au-delà de la question du leadership, l’atelier accorde une place importante aux principes de genre, d’équité et de droits humains dans les différentes composantes de la réponse contre la poliomyélite.
Les participantes doivent notamment renforcer leurs capacités techniques, comportementales et managériales, tout en améliorant leur compréhension de l’intégration du genre et de l’équité dans les activités de vaccination, de surveillance et de riposte.
L’OMS entend ainsi promouvoir une approche dans laquelle la performance sanitaire et l’inclusion professionnelle évoluent de manière complémentaire. Le système de mentorat collectif doit notamment permettre de maintenir l’accompagnement des participantes au-delà de la période de formation.
Un mécanisme de suivi et d’évaluation est également prévu afin de mesurer les progrès réalisés, à travers des indicateurs permettant d’apprécier l’évolution des compétences et les résultats obtenus.
Plusieurs responsables impliqués dans la réponse contre la poliomyélite en RDC participent à cette dynamique, parmi lesquels le Dr Landoh Essoya Dadja, Gestionnaire de l’incident poliomyélite au Bureau de l’OMS en RDC.
À travers cette initiative, l’OMS entend renforcer à la fois les capacités du personnel et la participation des femmes aux processus de décision. Une démarche qui place le développement des compétences, le mentorat et le leadership inclusif au cœur des efforts visant à renforcer la vaccination et à mieux protéger les enfants contre la poliomyélite en RDC.
✍🏽 Par Rose Makengo



