Réunis en plénière le lundi 28 septembre sous la présidence du premier vice-président Isaac Jean-Claude Tshilumbayi, les députés nationaux ont déclaré recevable le projet de loi portant lutte contre la corruption. Présenté par le ministre d’État à la Justice, Guillaume Ngefa, ce texte de 144 articles vise à combler les lacunes de l’arsenal juridique actuel. Selon le garde des Sceaux, il s’agit de doter la RDC d’un cadre moderne pour prévenir, détecter et réprimer la corruption, renforcer la bonne gouvernance, organiser le recouvrement des avoirs illicites et consolider la coopération internationale. À l’issue des débats, le projet a été renvoyé à la Commission politique, administrative et juridique (PAJ) pour un examen approfondi.
Au cours de la même séance, la Chambre basse a également adopté le projet de loi autorisant la prorogation de l’état de siège dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri. Défendu également par le ministre de la Justice, le texte a recueilli 344 voix pour contre 5, et sera transmis au Président de la République pour promulgation. Les travaux ont par ailleurs été marqués par un moment de recueillement en mémoire des victimes du crash d’avion du 25 septembre à Kenge dans le Kwango, qui a coûté la vie à deux généraux, ainsi que des victimes du naufrage sur le lac Tanganyika et des pluies diluviennes.
La séance s’est conclue par plusieurs motions d’information des élus, portant notamment sur la résurgence de l’épidémie d’Ebola, la persistance de l’insécurité dans l’Est du pays et une série d’incendies. Les députés ont insisté, dans leurs interventions, sur la nécessité de renforcer les institutions de contrôle, de mieux protéger les magistrats et d’améliorer la traçabilité des finances publiques pour une lutte efficace contre la corruption.
✍🏽 Par Timothée Kayembe



