La controverse autour de l’accord de partenariat stratégique entre la République démocratique du Congo et les États-Unis continue de susciter de vives réactions sur la scène publique.
Après les critiques formulées par Mgr Fulgence Muteba, archevêque métropolitain de Lubumbashi et président de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO), la riposte du gouvernement a provoqué une levée de boucliers dans le camp de l’opposant Moïse Katumbi.
Dans une publication diffusée sur les réseaux sociaux, Olivier Kamitatu, directeur de cabinet de Moïse Katumbi, est monté au créneau pour défendre l’Église catholique, estimant que les attaques dirigées contre Mgr Muteba excèdent largement le cadre d’un débat politique ordinaire.
A l’en croire:
« S’attaquer à l’archevêque de Lubumbashi et président de la CENCO, c’est insulter des millions de fidèles catholiques », a-t-il déclaré, rappelant le rôle historique de l’Église comme « conscience de la Nation », engagée aux côtés du peuple congolais depuis des décennies et constante dans sa dénonciation des injustices.
Faisant référence au message de Noël du prélat, Olivier Kamitatu a également souligné que Mgr Muteba avait conclu son homélie par un avertissement fort.
refuser la paix revient, selon l’enseignement du Christ, à refuser Dieu. Un message qu’il invite les adversaires du dialogue à méditer avec sérieux.
De son côté, le gouvernement congolais rejette fermement les accusations de » bradage » des ressources nationales.
Le porte-parole de l’exécutif, Patrick Muyaya Katembwe, a assuré que l’accord conclu avec les États-Unis ne prévoit ni engagement sur une durée de 99 ans, ni cession des ressources naturelles, encore moins une atteinte à la souveraineté de la RDC.
Il a présenté ce partenariat comme une coopération « gagnant-gagnant », conforme aux intérêts stratégiques du pays.
Dans un souci affiché de transparence, le gouvernement s’est dit disposé à engager un débat public avec l’Église catholique afin de mieux expliquer les contours de cet accord à l’opinion nationale.
Cette nouvelle passe d’armes illustre, une fois de plus, les tensions récurrentes entre le pouvoir politique et l’autorité morale de l’Église catholique, dans un contexte national marqué par une crise sécuritaire persistante, des inquiétudes sociales croissantes et une forte exigence de transparence dans la gestion des affaires publiques.
✍🏼 Par Joël Tshimanga



