Les journalistes de la ville de Bunia, en province de l’Ituri, ont organisé un sit-in pacifique ce lundi 29 décembre devant le gouvernorat provincial, pour dénoncer l’assassinat de leur confrère Thierry Lole, journaliste à la RTNC/Bunia.
À travers cette action, les professionnels des médias entendaient interpeller les autorités provinciales et nationales sur les violences répétées dont sont victimes les journalistes, en particulier dans les zones marquées par l’insécurité persistante.
Munis de banderoles arborant des messages tels que « Justice pour Thierry Lole », « Protégez les journalistes » ou encore « Stop à l’impunité », les manifestants ont observé quelques minutes de silence en hommage à leur collègue disparu.
« Trop, c’est trop, nous exigeons l’ouverture immédiate d’une enquête sérieuse, indépendante et transparente afin d’établir les responsabilités. Le silence ou l’inaction des autorités ne ferait qu’alimenter l’impunité », a déclaré un porte-parole du collectif des journalistes de Bunia.
Journaliste reconnu à la Radio Télévision Nationale Congolaise, Thierry Lole aurait été retrouvé mort dans des circonstances jugées suspectes au cours du week-end écoulé, selon des sources concordantes.
À ce stade, les autorités n’ont pas encore communiqué officiellement sur les circonstances exactes de son assassinat.
Plusieurs confrères estiment toutefois qu’il pourrait s’agir d’un acte ciblé lié à son activité professionnelle.
Les journalistes rappellent que cet assassinat s’inscrit dans un contexte préoccupant, marqué par des menaces, agressions et atteintes répétées à la liberté de la presse en Ituri, une province en proie aux conflits armés et à une instabilité chronique.
À l’issue du sit-in, le collectif a adressé plusieurs revendications aux autorités, notamment :
l’identification et la poursuite judiciaire des auteurs de cet assassinat ;
le renforcement des mécanismes de protection des journalistes ;
la mise en place d’un cadre de dialogue permanent entre les médias et les autorités.
Des organisations de défense des droits humains et de la liberté de la presse, dont Journaliste en Danger (JED), ont également condamné cet assassinat et appelé à des mesures concrètes pour mettre fin à l’impunité.
✍🏽 Par Sephora M.



