Vendredi 2 janvier, la commune de Mont-Ngafula a été le théâtre d’un drame : un jeune homme a été tué et un infirmier est porté disparu, après une intervention des militaires dans le quartier Bianda.
La violence de cette opération a semé la panique parmi les habitants et relancé les inquiétudes sur la sécurité des civils.
Selon des témoins, l’infirmier, en route pour acheter des médicaments urgents pour un patient, a été violemment agressé par un groupe d’hommes en civil.
Deux ont pris la fuite, tandis qu’un troisième, plus tard identifié comme militaire, a été encerclé par les jeunes du quartier, ignorant son statut.
Menacé par les militaires, l’infirmier a depuis disparu, sa famille craignant pour sa vie.
Peu après, un véhicule des FARDC est arrivé dans le quartier pour interpeller les jeunes impliqués dans la défense de l’infirmier.
Dès l’arrivée des militaires, des coups de feu ont été tirés, semant la panique parmi les habitants.
Femmes et enfants se sont réfugiés dans leurs maisons, tandis que certains jeunes tentaient de fuir à travers les ruelles.
Les habitants décrivent une scène de chaos : cris, véhicules militaires en mouvement et impacts de balles partout.
C’est au cours de cette intervention qu’un jeune passager non identifié d’un véhicule a été touché par balle.
L’incident a laissé les habitants effrayés et inquiets pour leur sécurité, alors que la présence militaire semblait plus punitive que protectrice.
Cette série d’incidents souligne la gravité des violences impliquant certains hommes en uniforme et appelle les autorités à ouvrir sans délai une enquête pour établir les responsabilités et protéger les habitants de Mont-Ngafula.
Rose Makengo



