Alors que plusieurs pays africains investissent dans des infrastructures sportives modernes, la République démocratique du Congo reste enfermée dans une gestion à court terme de ses équipements.
Le contraste est de plus en plus frappant.
À Kinshasa, le Stade des Martyrs, construit il y a plus de trente ans, demeure la principale enceinte pour les grandes compétitions. Malgré de nombreuses réhabilitations, il peine à répondre aux standards du football contemporain : sécurité, confort, technologies d’arbitrage, qualité des installations et connectivité.
À l’inverse, des pays comme le Maroc, le Sénégal ou le Kenya ont opté pour la construction de stades ultramodernes, pensés comme des pôles multifonctionnels au service du développement économique et urbain.
Ce retard congolais ne s’explique pas uniquement par des contraintes budgétaires, mais aussi par l’absence d’une vision stratégique et d’une planification à long terme.
Pendant que Kinshasa hésite, d’autres capitales avancent, à l’image du Kenya avec le Raila Odinga Stadium de Nairobi, un projet de 60 000 places répondant aux standards internationaux.
Pour un pays où le football occupe une place centrale, l’enjeu est clair : dépasser la logique de la rénovation permanente et inscrire le sport congolais dans une ambition moderne et durable.
✍🏽 Par Joël T.



