Le ministère des Finances de la République démocratique du Congo a réagi fermement à un article publié par Africa Intelligence, rejetant avec vigueur toute implication financière de l’État congolais dans le dossier PayServices.
Dans un communiqué officiel, les autorités qualifient les accusations relayées de spéculations infondées, dénuées de base légale et factuelle.
Selon le gouvernement, les interactions entre certaines entités publiques congolaises et la société américaine PayServices se sont strictement limitées à des protocoles d’accord et mémorandums d’entente à caractère exploratoire, conclus dans le cadre d’un projet de digitalisation des services publics.
Ces documents, précise le ministère, ne constituent en aucun cas des engagements financiers et n’ont jamais impliqué le Trésor public, conformément à la législation congolaise en matière de finances publiques.
Kinshasa révèle en outre avoir formellement rejeté une demande de paiement de 20 millions de dollars américains introduite ultérieurement par PayServices.
Cette décision repose sur l’absence totale de fondement juridique, mais aussi sur plusieurs décisions émanant d’autorités bancaires et judiciaires américaines interdisant à cette entreprise d’exercer des activités bancaires.
Concernant les allégations de corruption évoquées par Africa Intelligence, le ministère des Finances oppose un démenti catégorique. Aucun agent ou responsable public congolais n’est impliqué, assure-t-il.
Aucun décaissement, aucun transfert de fonds ni aucun avantage indu n’a été accordé à PayServices.
Le gouvernement invite d’ailleurs toute personne disposant d’éléments probants à saisir les instances judiciaires compétentes.
Sur le plan judiciaire, la RDC indique que le contentieux en cours devant les juridictions américaines sera traité dans le strict respect du droit.
L’État congolais affirme qu’il défendra ses intérêts avec fermeté, dans un esprit de transparence et de bonne gouvernance.
En conclusion, le gouvernement réaffirme son engagement à protéger les finances publiques, tout en restant ouvert aux investisseurs sérieux et respectueux des lois nationales et internationales, dénonçant toute tentative de désinformation susceptible de nuire à l’image du pays.
✍🏽 Par La rédaction



