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RDC en alerte : Mpox, choléra, rougeole… le virus Nipah menace la population

La République Démocratique du Congo reste sur le qui-vive face aux urgences sanitaires. Le dernier point épidémiologique du Ministère de la Santé Publique pour la semaine 04 (SE04) révèle des avancées encourageantes sur certaines crises, mais rappelle que le pays n’est jamais à l’abri de nouvelles menaces.

La riposte contre l’épidémie de Mpox s’intensifie et entre désormais dans une phase de consolidation.

Durant la SE04, 12 Zones de Santé dans 8 provinces ont été couvertes par les campagnes de vaccination, protégeant des milliers de personnes.

À Irebu (Équateur), 7 414 personnes ont été vaccinées, tandis que dans les zones de Mitimurhesa et Nyangezi (Sud-Kivu), 6 317 contacts ont été protégés.

Au total, 1 557 268 personnes ont reçu le vaccin, soit 46% de la population ciblée.Parallèlement, la surveillance reste active : 245 cas suspects ont été investigués, dont 24 confirmations biologiques, portant le total à 33 366 cas confirmés depuis le début de la surveillance.

La vigilance reste donc impérative pour prévenir toute propagation.Du côté du choléra, la tendance est encourageante, mais la prudence s’impose toujours. La SE04 a enregistré 1 457 cas suspects, contre 1 688 la semaine précédente, soit 231 cas de moins.

La létalité globale reste maîtrisée à 0,5%, mais sur les 31 décès rapportés cette semaine, 23 ont eu lieu en communauté, soulignant l’importance d’un recours rapide aux soins hospitaliers.L’épidémie de rougeole, elle, continue de préoccuper.

Durant la semaine, 3 306 cas ont été notifiés, avec 40 décès (1,21% de létalité). Les autorités insistent sur le renforcement de la vaccination de routine, seule capable de rompre la chaîne de transmission et limiter de nouvelles vagues.Enfin, le virus Nipah, qui sévit en Asie, reste étroitement surveillé par les autorités sanitaires.

Le protocole de vigilance préventive a été activé : le risque d’importation depuis l’Inde est jugé modéré à élevé, en raison de la mobilité des contingents de la MONUSCO et des échanges commerciaux via Dubaï, Addis-Abeba et Nairobi. Le Bangladesh présente un risque faible à modéré, malgré une létalité historique de 71,8%, tandis que la Malaisie, sans cas depuis 27 ans, représente un danger quasi nul.

Le Ministère appelle la population et les partenaires sanitaires à rester mobilisés, à respecter strictement les mesures de prévention et à renforcer la vaccination. Dans un contexte où chaque jour compte, aucune négligence n’est permise pour protéger la santé des Congolais.

✍🏽 Par Bobo Bolia Trésor

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