Planetemedia.net

La sensibilité dans l'information

Advertisement
RDC : L’appareil sécuritaire cible désormais les familles, Daniel Pwalala brise le silence depuis l’exil

Alors que la dérive autoritaire semble franchir un nouveau cap en République Démocratique du Congo, l’acharnement contre les voix dissidentes prend une tournure inquiétante.

Daniel Pwalala, cadre de la NOGEC et proche de Constant Mutamba, aujourd’hui en exil, dénonce l’interpellation arbitraire de sa mère à Kinshasa et l’insécurité grandissante qui frappe les opposants, même au-delà des frontières.

La famille comme cible : l’arrestation de trop. Le régime de Kinshasa a-t-il décidé de s’attaquer aux mères de famille pour faire taire les fils engagés ?

Le 21 janvier 2026, la mère de Daniel Pwalala a été interpellée par des individus se réclamant de la police. Conduite au Commissariat Provincial de Kinshasa (IPKIN), elle a été privée de tout contact avec ses avocats et sa famille, son téléphone confisqué, durant trois jours de calvaire.

Relâchée le 24 janvier, elle a subi des interrogatoires serrés sur les récentes sorties médiatiques de son fils et sur les détails de son départ clandestin du pays.

« Ma famille n’y est pour rien. S’attaquer à une mère pour atteindre son fils est un aveu de faiblesse et une pratique d’un autre âge », dénonce Daniel Pwalala. Une vague de disparitions et d’agressions sans précédent.

Le cas de Daniel Pwalala n’est pas isolé, il s’inscrit dans une atmosphère de terreur qui rappelle les heures les plus sombres de l’histoire congolaise. Le décompte des voix qui s’éteignent ou disparaissent donne le vertige :

Nathanael Onokomba, arrêté pour ses opinions politiques. Emmanuel Ramazani Shadary, porté disparu depuis le 16 décembre 2025.

Aubin Minaku, arrêté le 18 janvier 2026 et dont on est sans nouvelles. Cette traque ne s’arrête plus aux frontières de la RDC. Le vendredi 23 janvier 2026, à Bruxelles, les opposants Seth Kikuni et Claudel Lubaya ont été victimes d’une tentative d’agression par des individus identifiés comme proches du pouvoir en place.

« Rien ne me fera reculer » : l’appel à la jeunesseMalgré l’exil, malgré les menaces pesant sur ses proches, Daniel Pwalala reste debout.

Il a officiellement saisi les organismes internationaux, dont Amnesty International, pour que ces violations systématiques des droits humains ne restent pas impunies.

« Le régime de Félix Tshisekedi veut instaurer un climat de peur pour paralyser toute opposition. Mais la peur doit changer de camp, » martèle-t-il.

S’adressant directement à la jeunesse congolaise, il appelle à une prise de conscience collective :

« L’avenir du Congo ne se construira pas dans le silence ou la complicité de l’injustice. Nous devons refuser l’instrumentalisation de nos services de sécurité. »

Loin de Kinshasa mais le regard tourné vers sa patrie, Daniel Pwalala l’assure : aucune intimidation, aucun avis de recherche, aucune pression familiale ne fera reculer sa détermination à voir une RDC réellement démocratique. Le combat pour la liberté, dit-il, ne fait que commencer ».

✍🏽 Par la rédaction

Leave a Reply

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *