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Dialogue inclusif : l’AUC défend la ligne Tshisekedi et accuse l’opposition de blocage politique

La déclaration du président de la République, Félix Tshisekedi, relative à l’organisation d’un dialogue national inclusif continue de susciter des réactions contrastées au sein de la classe politique congolaise.

Tandis que le pouvoir plaide pour un cadre « souverain et institutionnel », une frange de l’opposition et certaines organisations de la société civile dénoncent un format qu’elles jugent peu consensuel.

Pour le chef de l’État, ce dialogue devra se tenir sur le sol congolais et être conduit par les institutions de la République, dans le respect strict de la Constitution et des lois en vigueur.

Il a également souligné que cette initiative ne saurait servir à relativiser une quelconque agression contre le pays ni à diluer des responsabilités déjà établies.

Depuis Lubumbashi, Costa Kabanangidi, inter-fédéral de l’Alliance pour l’Unité du Congo (AUC), a exprimé un soutien ferme à la démarche présidentielle. Selon lui, les critiques formulées par certains leaders de l’opposition traduisent davantage une méfiance stratégique qu’une volonté réelle de contribuer à la stabilité nationale.

« Le président de la République a été élu par le souverain primaire, le peuple congolais. Il ne peut être question de remettre en cause la légitimité des institutions issues des urnes.

La souveraineté nationale ne se négocie pas », a-t-il déclaré.
L’AUC estime que le dialogue doit rassembler les Congolais animés par l’intérêt supérieur de la nation et non devenir un refuge pour des acteurs en délicatesse avec la justice.

Le parti rappelle que certains dirigeants de l’AFC/M23 ainsi que l’ancien président Joseph Kabila font l’objet de décisions judiciaires en République démocratique du Congo.

De son côté, l’opposition maintient ses réserves. Moïse Katumbi, à travers Ensemble pour la République, exige la désignation d’un médiateur neutre et un agenda centré notamment sur les réformes électorales et la fin du harcèlement politique.

Martin Fayulu, pour sa part, redoute un « monologue déguisé » si le processus reste exclusivement piloté par les institutions actuelles.
Pour l’AUC, ces positions traduisent une posture politique qui ne répond pas aux attentes profondes de la population.

« Le pays a besoin d’unité, de stabilité et de développement. Les intérêts individuels ne doivent pas primer sur l’intérêt national », a insisté Costa Kabanangidi.

Alors que les lignes demeurent clairement tracées entre pouvoir et opposition, la perspective d’un dialogue inclusif en RDC s’annonce comme un moment politique décisif.

Sa réussite dépendra de la capacité des différents acteurs à dépasser les clivages pour privilégier l’intérêt supérieur de la nation.

✍🏽 Par Gilbert Kabongo

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