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Kasaï : Alain Nkashama Muana brise le silence et nie tout lien d’appartenance avec la DTC de Théodore Kazadi

La mise au point est ferme, sans détour.
Alain Nkashama Muana, directeur exécutif du RAPRODHOC (Réseau des associations de protection des droits de l’homme au Congo), rejette catégoriquement toute appartenance à la DTC de Théodore Kazadi Muayila.

« Je n’ai jamais appartenu à un quelconque parti politique.Je n’ai jamais été membre de la DTC, ni de loin ni de près », tranche-t-il dans une déclaration au ton offensif, destinée à balayer les soupçons d’alignement partisan.

Concernant son inscription sur les listes AA/C lors des élections de 2023, il précise qu’elle faisait suite à une proposition portée par l’association sociopolitique « Forces des Leaders Engagés pour le Changement », dirigée par Jonas Kabiena Tshiombela.

Selon lui, cette démarche aurait été initiée à la demande insistante du président du regroupement, Théodore Kazadi Muayila.

Alain Nkashama Muana insiste : cette participation électorale n’a jamais signifié une adhésion idéologique durable.

« Après les élections de 2023, j’ai coupé les liens avec une famille à laquelle je n’appartiens pas », affirme-t-il, revendiquant une rupture nette avec toute structure politique.

Aujourd’hui, il dit s’exprimer au nom des « Congolais épris de conscience et soucieux du changement », à travers deux organisations qu’il présente comme indépendantes : Debout Congolais pour le Changement (DCC-ASBL) et le RAPRODHOC.

Mais au-delà de cette clarification personnelle, son discours prend une tournure plus offensive. Deux ans après l’installation de l’exécutif provincial, il dresse un bilan sans concession :

« Qu’est-ce qui a déjà été fait comme projet de développement ? Rien. »
Cette charge frontale intervient dans un climat de tensions politiques croissantes au Kasaï, où la société civile cherche à redéfinir sa place face aux autorités provinciales.

Alain Nkashama Muana annonce désormais un « contrôle citoyen permanent » de l’action publique et la mise en place d’une « voix citoyenne alternative » pour peser sur la gouvernance locale.

« Ceux qui pensent qu’ils sont capables de nous faire taire doivent réfléchir trois fois », prévient-il, assumant un ton durci tout en se revendiquant du combat pour les droits humains.

Reste à savoir si cette posture d’indépendance affichée, couplée à une stratégie assumée de pression citoyenne, réussira à structurer un véritable contre-pouvoir dans une province où les frontières entre engagement civique et compétition politique restent particulièrement poreuses.

✍️ Par Sadam Kapanda Wa Kapanda

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