La Cour militaire de Kinshasa/Gombe a fixé au 26 février la première audience dans l’affaire opposant Claudien Likulia, fils de Marie-Ange Mushobekwa, à un cadre de l’Agence nationale des renseignements (ANR).
Le dossier porte sur des accusations d’enlèvement et de torture présumés.
La juridiction militaire examinera le cas de Philémon Mambabwa Zebo, administrateur principal et chef du département d’appui à l’ANR.
L’annonce a été rendue publique le 20 février par Marie-Ange Mushobekwa, ancienne ministre des Droits humains et députée nationale.
Selon la notification officielle, l’audience se tiendra au siège de la Cour militaire, avenue Lubefu, dans la commune de la Gombe.
Les faits reprochés remontent à la nuit du 21 décembre 2025.
D’après Marie-Ange Mushobekwa, ses deux fils, âgés de 18 et 17 ans, ainsi qu’un de leurs amis, auraient été interpellés dans une résidence privée attribuée à Philémon Mambabwa.
Lors d’une conférence de presse, l’ancienne ministre a affirmé que les trois adolescents auraient été ligotés et violentés par des éléments en uniforme, policiers et militaires, qui auraient agi sur instruction du responsable de l’ANR.
Elle évoque des coups ayant entraîné des pertes de connaissance et des séquelles physiques hématomes et difficultés motrices pour l’un des jeunes ainsi qu’un traumatisme psychologique.
Elle précise que les adolescents n’étaient ni armés ni recherchés par les autorités et qu’ils se trouvaient sur les lieux à la suite d’une invitation.
Pour Marie-Ange Mushobekwa, l’absence de mesures immédiates après les faits soulève la question de la responsabilité des autorités compétentes. Elle appelle à un procès équitable, transparent et impartial.
L’audience du 26 février devrait permettre à la Cour militaire d’ouvrir officiellement les débats et d’entendre les différentes parties dans ce dossier sensible, qui suscite déjà de vives réactions dans l’opinion.
✍🏽 Par Joël T.



