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Kinshasa : Tolérance zéro pour la mauvaise gestion, la Cour des comptes affiche sa fermeté devant le Chef de l’État

La Cour des comptes a ouvert, ce mardi à Kinshasa, sa toute première rentrée judiciaire de l’année, en présence du Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo.

Une cérémonie solennelle qui marque une nouvelle étape dans le renforcement de la lutte contre la corruption et l’exigence de redevabilité dans la gestion des finances publiques.

Organisé dans un cadre strictement protocolaire, l’événement a rassemblé des membres du Gouvernement, des responsables d’institutions publiques, des magistrats, des partenaires techniques ainsi que des journalistes.

Cette forte mobilisation traduit l’importance croissante accordée au contrôle des deniers publics et à la transparence administrative.

Prenant la parole, le Premier Président de la Cour des comptes, Jimmy Munganga, a axé son intervention sur la notion de redevabilité, définie comme l’obligation faite à tout gestionnaire public de rendre compte de l’utilisation des ressources mises à sa disposition.

« Cette responsabilité est à la fois morale, juridique et démocratique », a-t-il déclaré, soulignant que la transparence constitue un pilier fondamental de l’État de droit.

Il a rappelé que la Cour des comptes demeure une institution clé dans la consolidation de la démocratie congolaise, en veillant au respect des règles de gestion et à la protection des intérêts financiers de l’État.

De son côté, le Procureur général près la Cour des comptes, Guy Tshipata Mulumba, a présenté les dossiers inscrits au rôle pour cette nouvelle année judiciaire, notamment les affaires de gestion de fait.

Ces procédures concernent des gestionnaires publics mis en cause pour des irrégularités, des fautes de gestion ou des manquements dans l’administration des fonds publics.

À travers ces poursuites, la Cour entend renforcer le contrôle juridictionnel des finances publiques et sanctionner toute dérive susceptible de porter atteinte aux ressources de la nation.

Cette rentrée judiciaire s’inscrit dans une dynamique de modernisation des mécanismes de contrôle et de consolidation de la bonne gouvernance en République démocratique du Congo.

Plus qu’une formalité institutionnelle, elle apparaît comme un signal fort : celui d’une justice financière déterminée à imposer rigueur, discipline et transparence dans la gestion des affaires publiques.

✍🏽 Par Chevalier Mukanzu

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