La ville de Goma, dans le Nord-Kivu, a été touchée mercredi matin par une attaque de drones qui a coûté la vie à plusieurs civils et à des membres du personnel humanitaire.
Parmi les victimes figurent un membre de la MONUSCO et une travailleuse humanitaire française de l’UNICEF, tandis que plusieurs habitations civiles ont été endommagées.
La Mission de l’ONU en RDC (MONUSCO) a exprimé sa vive inquiétude.
Bruno Lemarquis, Représentant spécial adjoint du Secrétaire général et chef par intérim de la mission, a fermement condamné l’usage de drones d’attaque mettant en danger la population et le personnel onusien.
« Toute attaque contre le personnel des Nations Unies peut constituer un crime de guerre », a-t-il rappelé, présentant ses condoléances aux familles et collègues des victimes.
Il a appelé à une enquête rapide, indépendante et crédible pour identifier et traduire en justice les responsables, tout en exhortant toutes les parties à cesser les violences et privilégier le dialogue.
Sur la scène internationale, la Belgique a également condamné ces frappes. Le vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères, Maxime Prévot, a dénoncé une violation du cessez-le-feu et rappelé l’urgence de protéger les travailleurs humanitaires et les civils.
Il a invité toutes les parties, notamment le gouvernement congolais et la rébellion de l’AFC/M23, à reprendre les négociations pour mettre fin aux hostilités.
Selon les autorités de la rébellion de l’AFC/M23, ces frappes seraient attribuées aux Forces armées de la RDC (FARDC).
Un premier bilan provisoire fait état d’au moins trois morts, tandis que d’autres informations sont attendues dans les prochaines heures.
Cette attaque survient malgré les efforts diplomatiques internationaux, notamment les accords de Washington et les discussions de Doha, soutenus par l’Union africaine, visant un arrêt définitif des combats dans l’Est de la RDC.
Le Groupe de contact international pour la région des Grands Lacs (GCI) rappelle que l’usage de drones représente une menace grave pour les populations civiles et exhorte à cesser immédiatement les hostilités.
La situation reste tendue entre Kinshasa et Kigali, ainsi qu’entre le gouvernement congolais et la rébellion de l’AFC/M23, malgré une légère baisse récente des incidents ciblant les acteurs humanitaires, observée par le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA) en début 2026.
✍🏽 Par Joël T.



