La ville de Goma, dans l’est de la République démocratique du Congo, a été secouée ce mercredi matin par de violentes explosions qui ont fait plusieurs morts, dont Karine Buisset, ressortissante française et employée de l’UNICEF.
Face à ce drame, le gouvernement congolais a annoncé l’ouverture immédiate d’une enquête afin d’établir les circonstances exactes de l’incident.
Dans un communiqué publié par le ministère de la Communication et des Médias, les autorités congolaises ont exprimé leur « profonde tristesse » et confirmé que ces explosions ont causé des pertes en vies humaines ainsi que d’importants dégâts matériels.
Kinshasa précise que les investigations menées par les services compétents visent à faire toute la lumière sur l’origine et le déroulement de ces incidents survenus dans des zones occupées.
Le gouvernement a par ailleurs réaffirmé son attachement au respect du droit international humanitaire, rappelant la nécessité de protéger les populations civiles ainsi que le personnel humanitaire présent dans les zones de conflit.
Il a également présenté ses condoléances à la famille de la victime et à l’ensemble de la communauté humanitaire.
De son côté, la MONUSCO a dénoncé une escalade inquiétante de la violence à Goma, évoquant notamment l’usage de drones armés ayant entraîné la mort d’un membre de son personnel ainsi que de deux civils.
Selon l’UNICEF, Karine Buisset a été tuée lors d’une frappe de drone visant un bâtiment abritant des travailleurs humanitaires.
Les enquêtes en cours devront permettre d’éclaircir les circonstances exactes de cette attaque et d’identifier les responsabilités, alors que la région de Goma demeure fortement fragilisée par les tensions sécuritaires persistantes dans l’est du pays.
✍🏽 Par Joël T.



