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Frappe de drone meurtrière à Goma : l’Union africaine et les États-Unis réclament des comptes après la mort de civils et d’une employée de l’UNICEF

Une frappe de drone survenue récemment à Goma, dans l’est de la République démocratique du Congo, suscite une vive inquiétude au sein de la communauté internationale.

L’attaque aurait causé la mort de plusieurs civils, dont une employée de l’UNICEF, et provoqué d’importants dégâts dans des zones résidentielles.

Dans un communiqué publié le jeudi 12 mars 2026, le président de la Commission de l’Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, a exprimé sa profonde préoccupation face à cet incident.

L’institution panafricaine a fermement condamné toute attaque mettant en danger les populations civiles ainsi que les travailleurs humanitaires, rappelant que de tels actes constituent une violation grave du droit international humanitaire.

L’Union africaine appelle à l’ouverture d’une enquête indépendante et impartiale afin d’établir les circonstances exactes de cette frappe.

Elle exhorte également toutes les parties impliquées dans le conflit à faire preuve de retenue afin d’éviter une escalade des tensions dans la région et insiste sur l’obligation de protéger les civils et les organisations humanitaires opérant dans l’est du pays.
De leur côté, les États-Unis ont également réagi.

Dans un communiqué publié à Kinshasa, l’ambassade américaine en RDC a exprimé sa vive préoccupation face à cette attaque qui vient s’ajouter à une longue série de violences ayant déjà coûté la vie à de nombreux civils dans l’est du pays.

Washington a adressé ses condoléances aux familles des victimes ainsi qu’aux collègues de l’employée des Nations unies décédée.

Les autorités américaines ont par ailleurs appelé toutes les parties engagées dans les hostilités à respecter strictement les règles du droit international humanitaire, notamment celles garantissant la protection des civils et du personnel humanitaire.

Selon un bilan provisoire communiqué par la rébellion Alliance Fleuve Congo et sa branche armée, le Mouvement du 23 mars (M23), au moins trois personnes auraient perdu la vie lors de cette attaque.

Le mouvement accuse les Forces armées de la République démocratique du Congo d’être responsables de la frappe.

Les autorités congolaises, pour leur part, ont annoncé l’ouverture d’investigations afin de déterminer l’origine exacte et les circonstances de l’explosion survenue à l’aube dans la ville.

Cette attaque relance également les inquiétudes concernant la sécurité des travailleurs humanitaires dans l’est de la RDC.

Selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires, une légère baisse des incidents visant les acteurs humanitaires avait pourtant été observée au début de l’année 2026 : 37 cas avaient été recensés en janvier, contre 48 en décembre 2025.

Plusieurs partenaires internationaux dont la Belgique, le Danemark, la France, l’Allemagne, les Pays-Bas, la Suède, la Suisse, le Royaume-Uni, ainsi que les États-Unis et l’Union européenne avaient déjà exprimé leurs préoccupations face aux violations répétées des cessez-le-feu dans la région.

Ces engagements avaient notamment été pris dans le cadre des Accords de Washington sur la crise dans l’est de la RDC et des discussions de Doha en juillet 2025, visant à instaurer un arrêt durable des hostilités.

Malgré ces initiatives diplomatiques, la situation demeure extrêmement fragile sur le terrain.

Les tensions persistent, notamment entre Kinshasa et Kigali, mais aussi entre les autorités congolaises et la rébellion de l’AFC/M23, laissant craindre une nouvelle détérioration de la situation sécuritaire dans l’est du pays.

✍🏽 Par Joël T.

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