La crise autour de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 prend une tournure particulièrement explosive.
Le gouvernement du Sénégal est monté au créneau après la décision du jury d’appel de la CAF de retirer au pays son titre de champion d’Afrique au profit du Maroc.
Dans un communiqué officiel publié ce mercredi 18 mars, les autorités sénégalaises expriment leur « consternation » face à une décision qualifiée d’« injuste » et d’« illégale ».
Dakar estime qu’il s’agit d’un précédent dangereux qui remet en cause les fondements mêmes du sport, notamment l’équité, la loyauté et le respect des résultats obtenus sur le terrain.
Selon le gouvernement, la CAF a procédé à une interprétation erronée de ses propres règlements, conduisant à une décision « profondément injuste ».
Pour les autorités, rien ne justifie la remise en cause d’un match disputé dans les règles, validé sur le terrain.
Mais au-delà du terrain sportif, c’est la crédibilité même de l’instance dirigeante du football africain qui est désormais en jeu.
Le Sénégal met en garde contre une perte de confiance généralisée des populations africaines envers les institutions sportives, si une telle décision venait à s’imposer.
Face à ce qu’il considère comme une injustice majeure, Dakar durcit le ton. Les autorités réclament l’ouverture d’une enquête internationale indépendante, évoquant ouvertement des soupçons de corruption au sein de la CAF.
Elles annoncent également leur intention d’engager toutes les procédures nécessaires, y compris devant les juridictions internationales, afin d’obtenir l’annulation de cette décision.
En parallèle, le gouvernement a réaffirmé son soutien aux ressortissants sénégalais détenus au Maroc à la suite des incidents survenus lors de la finale, assurant suivre de près leur situation et promettant de défendre leurs droits.
Malgré la tension, le Sénégal reste ferme, il entend faire prévaloir « la vérité du terrain » et défendre l’honneur de son équipe nationale dans ce qui s’annonce comme une bataille juridique et politique d’envergure.
Une affaire explosive qui pourrait redéfinir les rapports de force et les règles du jeu dans le football africain.
✍🏽 Par Joël T.



