Malgré une attention internationale largement accaparée par d’autres crises, les États-Unis tentent de relancer un dossier explosif : le face-à-face entre la République démocratique du Congo et le Rwanda.
Objectif affiché est de rapprocher deux capitales aux positions toujours irréconciliables.
Ces derniers jours, Washington a accueilli une série de rencontres préparatoires.
Mardi, des échanges séparés ont été organisés entre responsables américains et représentants congolais, puis avec des officiels rwandais.
Selon des sources diplomatiques, ces discussions visaient à jauger les marges de manœuvre de chaque partie et à baliser le terrain pour une réunion tripartite prévue ce mercredi 18 mars.
Cette initiative intervient dans un climat particulièrement tendu.
Elle fait suite à des sanctions américaines visant l’armée rwandaise, mais aussi à la mort tragique d’une humanitaire française lors d’une attaque de drone à Goma.
Autant d’éléments qui viennent alourdir une situation déjà explosive dans l’est congolais.
Pour accélérer les choses, Washington a choisi d’agir en solo, sans associer pour l’instant d’autres acteurs internationaux comme l’Union européenne ou le Qatar, misant sur une approche plus directe et pragmatique.
Mais les lignes restent profondément figées.
Kinshasa exige le retrait préalable des forces rwandaises, tandis que Kigali rejette ces accusations et pointe du doigt une supposée collaboration entre la RDC et les FDLR, groupe armé hostile au régime rwandais.
Dans ce contexte électrique, les discussions s’annoncent particulièrement délicates.
Les États-Unis espèrent néanmoins créer une dynamique et rouvrir la voie à un processus de paix, même fragile.
Aucune annonce majeure n’est attendue à ce stade, sauf surprise de dernière minute.
Mais une chose est sûre, le moindre progrès pourrait changer la donne dans l’un des conflits les plus sensibles de la région des Grands Lacs.
✍🏽 Par Joël T.



